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UFORCA et l’UPJL

UFORCA – UNION POUR LA FORMATION EN CLINIQUE ANALYTIQUE

Secrétariat général

15 place Charles Gruet – 3300 Bordeaux

Fax : 05 56 51 16 25 – mail : uforca@wanadoo.fr

Sous les auspices du Département de psychanalyse – Université Paris 8

Voir le site

 

Le Département de psychanalyse existe depuis 1968. Jacques Lacan, resta son directeur scientifique jusqu’à sa mort en septembre 1981, il fait aujourd’hui partie de l’Université de Saint-Denis-Paris 8.

L’Institut du Champ freudien a pris la suite, en 1987 et sous la direction de Jacques-Alain Miller.

Depuis 1991, au fil des années, après Barcelone, Madrid, Bruxelles, Rome, en France hors Paris, de nouvelles Sections sont créées. Vingt-quatre Sections, Antennes, Collèges et Programmes d’Études cliniques ont vu le jour en France.

L’Union pour la Formation en Clinique analytique (UFORCA) est une association qui rassemble depuis 1996 les Sections, Antennes et Collèges cliniques francophones sous le nom d’UFORCA-National. Chaque Section est gérée administrativement par une association régionale qui porte elle-même le nom d’UFORCA auquel est adjoint le nom de la ville (UFORCA-Lyon, UFORCA-Marseille). Chacune de ces associations régionales est affiliée statutairement à l’association FORCA-National.

 

Les Sections cliniques ne se situent pas dans le cadre d’un groupe psychanalytique, même si ses enseignants sont d’orientation lacanienne. Elles ont pour but d’assurer un enseignement fondamental de psychanalyse, tant théorique que clinique, qui s’adresse aussi bien aux travailleurs de la « Santé mentale », psychiatres, médecins, psychologues, etc., qu’aux psychanalystes eux-mêmes et aux universitaires intéressés par ce savoir particulier.

Ces enseignements sont organisés autour de trois principales composantes : une présentation clinique, un séminaire théorique, un séminaire pratique. Chaque Section, Antenne ou Collège choisit une thématique spécifique pour son programme annuel. S’ajoute à ce programme, selon les régions, une conversation, une journée d’étude ou des conférences.

Les présentations cliniques

Pratiquée par Lacan durant 40 années à l’Hôpital Sainte-Anne, la présentation de malades est au centre de la formation dispensée par les sections cliniques de l’Institut du Champ freudien. Un patient s’y entretient à bâtons rompus avec un psychanalyste devant un auditoire peu nombreux et tenu au silence. Le patient qui porte là témoignage trouve à transmettre son expérience de sujet, dans l’espoir de s’en alléger un peu, de participer au ré-ordonnancement de son trajet dans le lieu de soin qui l’abrite. L’équipe soignante, en charge du patient, s’avance à partir de la question posée par le diagnostic et le traitement.

• Le séminaire théorique

Il a pour vocation de présenter la clinique psychanalytique, dans l’orientation lacanienne, sous sa forme la plus actuelle. Il s’agit de la décrire dans sa plus grande variété mais aussi de rendre manifeste l’évolution des entités cliniques – histoire de la clinique dans ses changements et ruptures – dans leur rapport à la structure et présenter l’usage actuel des catégories dans la pratique qui est la nôtre.

• Le séminaire d’élucidation des pratiques

Cet enseignement est fondé sur l’étude de cas cliniques tirés de la littérature psychanalytique. Qu’est-ce qu’écrire un cas ? Quelles données recueillir ? Chaque groupe d’élucidation peut également permettre aux participants, de dégager un enseignement de leur pratique clinique, en institution généralement, en cabinet parfois. Le groupe d’élucidation se donne alors pour tâche de construire le cas dont on parle, soit de dégager la logique subjective où se nouent le symbolique, le réel et l’imaginaire.

Vous trouverez les coordonnées des différentes Sections cliniques par région en cliquant ici. Pour plus d’informations, vous pouvez aussi vous rendre sur le site d’UFORCA-UPJ-L.

 

UPJL – UNIVERSITE POPULAIRE JACQUES-LACAN

1 fév, 2011 par Jacques-Alain Miller

créée le dimanche 8 novembre 2009 à Paris à l’occasion des 38émes Journées de l’Ecole de la Cause freudienne

 

Il y a un temps pour penser – méditer, calculer, supputer, tergiverser – et il y a un temps pour agir, foncer, passer au registre de l’acte, ce qui comporte toujours de traverser en toute hâte la barrière du non-savoir.

Voici quelque temps que j’ai mis l’idée en discussion, de créer un puissant pôle d’enseignement à Paris, en réunissant sous un même chapeau, sans mettre en cause leur autonomie de fonctionnement, les enseignements de l’École, ceux du Département de psychanalyse, les deux Sections cliniques, le Collège freudien pour la formation permanente, l’Envers de Paris, les Groupes du Champ freudien, que sais-je encore ? Je suis allé jusqu’à évoquer l’idée d’une Université européenne, et cette idée a été soutenue par Uforca, bien accueillie en Espagne comme en Italie.

Il manquait ce que Stendhal appelle « cristallisation ». Ces Journées en sont l’occasion. Vous êtes ici plus de 2 000 : c’est une affluence sans précédent. Surtout, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure nous promettant « la kermesse » parce que nous ne tirons plus la tête d’enterrement qui est traditionnelle chez les analystes en toute circonstance institutionnelle, on n’a jamais mieux travaillé, plus sérieusement et plus plaisamment.

Une ligne politique se dégage ; je l’expose au fur et à mesure qu’elle se révèle à moi, comme un prophète qui ne serait que logicien ; elle recueille ces jours-ci l’assentiment de la plupart. Eh bien, le moment est venu de conclure sur l’affaire universitaire, pour aller de l’avant sur d’autres plans encore.

Je dis « Université populaire », parce que le terme est connu, qu’il a cours, et qu’il indique bien que nous prendrons à cœur cette « éducation freudienne du peuple français » que j’appelais de mes vœux au début de cette décennie – sauf à l’étendre à tous les peuples, comme nous y encourage l’exemple de Mitra Kadivar en République islamique d’Iran. Les religions ont bien réussi à orienter l’humanité vers des divinités d’utilité douteuse, et dont l’existence est sujette à controverse. Pourquoi reculer devant la notion d’une humanité analysante ? Ce n’est pas pour demain, je vous le concède – mais après-demain ? Tomorrow, the World !

Je l’appelle « Jacques-Lacan » parce que je veillerai à ce qu’elle soit digne de ce nom.

Ce sera une association sans but lucratif ; on essayera de la faire reconnaître d’utilité publique.

Elle abritera le Pôle parisien dont je parlais, auquel s’ajouteront les principaux établissements Uforca, et les meilleurs de l’étranger, comme l’ICBA (Institut clinique de Buenos Aires) ou le Séminaire franco-bulgare distingué par Judith Miller. Je vois bien cette Université abriter un Institut Lacan, dédié aux études lacaniennes. Je la vois aider les établissements d’enseignement du Champ freudien à se reconfigurer et à se perfectionner, sur la base du volontariat, et, je l’ai dit, dans le respect des autonomies de gestion. Réduire au minimum le nombre des établissements en gestion directe. L’Université populaire devra être dotée d’un département des publications, où réinscrire le Journal des Journées, LNA-Le Nouvel Âne, Ornicar ?, et ouvrir un site et un blog propres.

Je pose l’acte. Je n’ai pas plus de détails à communiquer. On les discutera ensuite, dans l’esprit des Journées, win-win. Cette Université populaire, je la construirai à ciel ouvert, sous la tyrannie de la transparence, avec ceux qui voudront y collaborer, en particulier dans le Journal, et sur Twitter.