Apprendre à lire la névrose obsessionnelle
Soirées animées par Esthela Solano-Suarez
- Pour participer à cet enseignement, il est nécessaire de se présenter auprès de Esthela Solano-Suarez
- Les soirées auront lieu à l’Ecole de la Cause freudienne, 1, rue Huysmans 75006 Paris, à 21 heures.
Un communiqué de l’Inserm du 26 octobre 2004 fait part du « nouvel espoir pour le traitement du TOC, le trouble obsessionnel compulsif ». Il s’agit en effet de la méthode appelée SCP, (stimulation cérébrale profonde), découverte par une équipe du CNRS et du CHU de Bordeaux. Cette technique consiste dans l’implantation d’électrodes dans la zone sous-corticale (dans une des régions bordant la capsule antérieure, et plus particulièrement la partie ventro-médiane du striatum incluant la tête du noyau caudé et le noyau accumbens). Ainsi, trois des quatre patient opérés ont manifesté une « rémission observée dès le 12ème mois de traitement ». Nous apprenons que « rémission » veut dire ici que « la sévérité des symptômes est légère à très modeste ».
Les TOC concerneraient aujourd’hui 3 à 4% de la population. D’après les critères diagnostiques DSM IV les obsessions et les compulsions ne sont pas des symptômes, mais des troubles et pour cela, selon leurs descriptions sémiologiques, il n’est plus possible de distinguer, dans le magma des sujets soufrant des TOCS, des structures aussi diverses que celle du sujet schizophrène, du mélancolique, du paranoïaque et bien sur des sujets obsessionnels. Par ailleurs on loue, outre le traitement neurochirurgical, les « techniques d’exposition » qui consistent à amener une personne ayant peur de se contaminer en touchant des objets, « à s’habituer graduellement à toucher des objets sans se laver les mains ».
Imagine-t-on l’Homme aux Rats venant consulter dès nos jours un de ces éminents spécialistes ? Il en sortirait avec des électrodes posées dans son cerveau et par ailleurs, on ne saurait rien de la complexité du symptôme obsessionnel. Pour ces raisons, il nous semble crucial d’étudier le symptôme obsessionnel. Apprendre à lire les signes de la névrose obsessionnelle là où elle se prête à confusion avec la psychose, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, est une condition nécessaire pour la conduite de la cure. L’inverse est aussi vrai : parfois une psychose ordinaire prête à confusion avec une névrose obsessionnelle. Nous étudierons ainsi le symptôme obsessionnel à travers le cas princeps de Freud, mais aussi à travers des cas de la littérature analytique ou de ceux que présenteront des psychanalystes de l’Ecole. Cette étude tiendra compte des nombreux apports de l’enseignement de Lacan. Nous inscrivons cette étude dans la prolongation des vœux de Freud, quand il nous confie humblement, nous présentant ses Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle, que « les connaissances fragmentaires, si péniblement mises au jour et présentées ici, sembleront sans doute peu satisfaisantes, mais l’œuvre d’autres chercheurs pourra s’y rattacher, et des efforts communs seront à même d’accomplir une tâche trop lourde peut-être pour un seul ». Elle se présentera sous la forme d’une série de conférences ouvertes. Les personnes intéressées devront s’inscrire au préalable.








