Le séminaire sur la lettre volée
Etude animée par Yasmine Grasser
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Étude des Lundis de l’ECF - 2006/2007
Les lundis 6 novembre et 4 décembre 2006 ; puis 8 janvier, 5 février, 5 mars, 2 avril, 14 mai et 4 juin 2007.
À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris. - Lire aussi :
« Odor di femina - Le sĂ©minaire sur La lettre volĂ©e », Yasmine Grasser - avril 2007
Au point où nous en sommes de notre étude du Séminaire sur La lettre volée, il apparaît nettement que le fil du commentaire de Lacan n’a pas cessé de s’opposer au dévoiement de la psychanalyse, tant dans sa théorie que dans sa pratique, induit par la confusion psychologisante de son époque. Soulignons que cette confusion s’est toujours plus déplacée sur le plan de la psychologie expérimentale qui, grâce à l’appui de nouvelles technologies, tente aujourd’hui d’anéantir la découverte freudienne.
Il n’était donc pas vain d’insister sur ce moment où Lacan a déployé la structure de la détermination symbolique en s’inspirant des recherches de Poe en stratégie combinatoire, en dialoguant avec un mathématicien, en maçonnant toute une architecture d’alpha et de bêta, dont il note que le « caractère récréatif ne doit pas nous égarer » (p.52). Appuyé sur l’édifice freudien, dont les lois ne relèvent pas du hasard mais de l’automatisme de répétition, Lacan pense alors l’ordre symbolique comme distinct de la relation imaginaire foncièrement narcissique.
En 1955, il construisait le schéma L qui oppose le couple imaginaire du stade du miroir aux deux pôles de la relation symbolique (p.53). Nous verrons que c’est l’Autre, qui dans la pratique, lie ces deux axes. Par la suite, pour les capitonner, il fera appel au signifiant imaginaire du phallus. Ce ne sera pas sans conséquence sur sa conception clinique des névroses. Mais au-delà, il s’agit de prendre en compte les modalités de jouissance spécifique à l’homme et à la femme.
Nous montrerons que « Le séminaire sur La lettre volée » développe une affinité de la lettre avec la position féminine, qui fait valoir une théorie de la position féminine distincte de la position masculine (p.31). L’article de Joan Rivière sur la mascarade (1929) en donne une version.
Lire : Rivière, J., « La féminité en tant que mascarade », Féminité et mascarade, Études réunies par M.-C. Hamon, Seuil, coll. p freudien, Paris, 1994, p.197-214.








