Étude du lundi 8 janvier 2007

 

Le séminaire sur la lettre volée
Etude animée par Yasmine Grasser

  • Étude des Lundis de l’ECF - 2006
    Les lundis 6 novembre et 4 décembre 2006 ; puis 8 janvier, 5 février, 5 mars, 2 avril, 14 mai et 4 juin 2007.
    À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

La lettre volée n’est pas une simple énigme policière. Pour trouver la lettre, deux clés sont nécessaires à Poe : l’appui pris dans l’autre, c’est l’intersubjectivité que, en tant que mathématicien, il met en avant pour « penser l’impensable » ; et la valeur symbolique de la lettre qui n’a pas de lieu, et dont, en tant que poète, il use pour « penser l’imprenable ». Ces deux explications ont chacune leur limite que Lacan a développé dans son séminaire en démontrant leur incidence clinique. C’est là que notre intérêt est suscité. D’une part, Lacan fait valoir qu’à négliger la relation intersubjective les analystes n’évitent pas le piège de la relation d’objet qui se joue sur le plan de l’imaginaire. D’autre part, il démontre que la lettre, du fait de ses propriétés - elle n’est jamais là où l’analyste croit qu’elle doit être - se loge dans le transfert.

Nous avons parcouru la dernière fois une part de ce chemin en nous reportant au passage de L’être et le néant (la relation sadique), guidés dans notre lecture par cette remarque de Lacan, que je cite : Sartre ne s’est pas aperçu que le champ intersubjectif débouche sur un 3e terme qui ferme la structure (Séminaire II, p. 244). Une vignette clinique nous a permis de l’illustrer.

Nous poursuivrons avec ce que Lacan a appelé « l’immixtion des sujets », dont il a fait, à ce moment de son enseignement, le trait essentiel à toute relation intersubjective, quelle que soit la structure du sujet.