Etudes freudiennes 2007-2008

L’homme Léonard, un souvenir, une vie
Séminaire animé par Nathalie Georges-Lambrichs

  • Étude freudiennes - 2007-2008
    Les troisièmes lundis : 19 novembre 2007, 17 décembre 2007, 21 janvier 2008, 18 février 2008, 17 mars 2008, 19 mai 2008 et le 16 juin 2008
    À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

« Je suis heureux que vous partagiez ma conviction que la mythologie devrait être entièrement conquise par nous. Nous n’avons jusqu’à présent que les deux échappées, Abraham et Rank. Il nous faut des hommes, des travailleurs pour des campagnes plus vastes. […] Le domaine de la biographie doit également devenir nôtre. Depuis mon retour [d’Amérique] j’ai eu une seule idée. L’énigme du caractère de Léonard de Vinci est tout d’un coup devenue transparente pour moi » (Freud à Jung, Correspondance, tome 1, p. 336).

En précisant ce que fut la constellation propice à l’écriture par Freud du Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, nous prendrons nos marques pour déchiffrer les secrets de ce premier grand tête-à-tête. Pourquoi Freud a-t-il parlé de « souvenir d’enfance » dans cet essai, alors qu’il qualifia cet épisode de « mythe » lorsqu’il en présenta un premier état de son travail aux soirées du mercredi ? Comment ce thème s’est-il imposé au Freud qui venait d’écrire sur Gradiva « délires et rêves » et sur « le poète » et la « fantaisie » ? Est-ce déjà le filigrane du « poésie et vérité » de Goethe  qu’il écrirait dix ans après ? Mais c’est surtout ce rapprochement de l’« énigme » et du « caractère » que nous reprendrons, à la lumière de l’enjeu actuel qu’il y a à faire valoir la méthode freudienne pour éclairer les entours symptomatiques et le cœur de cet incurable recel de la jouissance du parlêtre.

Nous présenterons ensuite notre plan de lecture du texte proprement dit.

Nathalie Georges