Un essai… contre l’obscurantisme
Séminaire animé par Guy Trobas
- Étude des Jeudis de l’ECF - 2006
- Cette étude se tiendra le deuxième jeudi de chaque mois.
- Soit les 14 décembre 2006, 11 janvier, 15 février (attention : 3ème jeudi), 15 mars (id. : 3ème jeudi), 10 mai et 14 juin 2007.
- À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.
Chaque lecteur de la presse l’aura constaté : le cent-cinquantenaire de la naissance de Freud y aura été l’occasion, au mieux, d’un festival d’ambivalence, le plus souvent l’ expression d’un rejet dont les argumentations maquillées au goût du jour scientiste dissimulaient mal la haine. C’est aussi cette haine qui constitue l’actualité de Freud.
Nous supposons qu’elle ne peut pas être de nature totalement différente de celle qu’avait prévue Freud pour l’avenir de la psychanalyse et qu’il avait tôt expérimentée, conformément à son anticipation, avec la publication, en 1905, du Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora) et des Trois essais sur la théorie sexuelle – ce qui l’avait amené à retarder la publication de ces deux écrits.
C’est notamment cette hypothèse que nous argumenterons dans notre choix de lire, pour cette Etude, la deuxième partie de ces Essais, intitulée « La sexualité infantile ».Nous savons qu’elle fût centrale dans la réprobation, le dénigrement et la diffamation dont Freud fût alors l’objet et dont on notera qu’avec humour – un humour peut-être inspiré par l’écrit sur le Witz, parallèlement en cours -, il avoua préférer cela au silence avec lequel ses travaux précédents avaient été accueillis hors d’un cercle très restreint.
En d’autres termes, notre élection de ce texte, à la notoriété ambiguë, et moins travaillé qu’on ne le pense dans notre propre champ, est pour partie soutenue par le désir d’intervenir dans cette « actualité de Freud ». Si le ton pourra en être polémique, ce ne sera pas aux dépens d’une lecture attentive. D’ailleurs la lettre de ce texte - annoté, complété, révisé pendant 20 ans par Freud - se prête particulièrement bien à éclairer en quoi il peut justement susciter la forme haineuse du « ne rien en vouloir savoir » que le nouveau scientisme dissimule à peine.
Que cette lecture – c’est-à-dire ce que le responsable de cette étude tentera de transmettre en s’expliquant sur ce qu’il entend du texte freudien en question -, fasse sienne l’orientation que Lacan a nommé « retour à Freud » va de soi, et nous rappellerons les enjeux qu’il a précisé concernant ce principe. Mais Lacan sera aussi, par son élaboration de la pulsion au milieu de son enseignement ( Séminaire XI ), celui par qui nous pourrons mieux cerner et amplifier le message de ce texte dont Freud souligna, en 1920, combien ses élaborations étaient restées peu reconnues.








