Un essai… contre l’obscurantisme
Séminaire animé par Guy Trobas
Nous avons, dans notre première sĂ©ance de travail, plantĂ© un dĂ©cor historique pour situer l’épistĂ©mĂ© singulière dans laquelle l’Essai de Freud sur la sexualitĂ© infantile est intervenu sur un objet nouveau venu dans la psychologie : l’enfant. A ce titre, cet Essai, en venant combler, selon le mot de Freud, une “lacune’”, c’est bel et bien une trouĂ©e qu’il a aussi effectuĂ©e dans l’Autre de son temps. S’agissant de sexualitĂ©, il est logique d’interroger si celle-ci n’a pas eu des effets qui relèvent de ceux d’un traumatisme, au sens freudien du terme. Une telle interrogation trouvera des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponses au cours de cette Ă©tude.
Pour engager celle-ci sur le terrain de la lettre du texte mĂŞme de Freud, nous nous proposons de confronter notre lecture de ses trois prĂ©faces et du petit chapitre introductif ( sur la “nĂ©gligence de l’infantile” et “l’amnĂ©sie infantile”) Ă celle que les uns et les autres aurez pu faire. D’ores et dĂ©jà – manière de nous situer d’emblĂ©e dans ce “retour Ă Freud” que nous avons Ă©voquĂ© en novembre avec une première citation de Lacan – nous prĂ©senterons notre lecture dudit chapitre introductif sous la forme d’une douzaine de thèses propres Ă contrer, nous le souhaitons, un “usage de routine” des signifiants freudiens. Leur questionnement, dans le cadre de notre clinique actuelle, participera aussi de cette orientation.








