Soirées de psychanalyse appliquée
animées par Debora Rabinovich et Serge Cottet
- Les jeudis 16 novembre, 21 dĂ©cembre 2006, 18 janvier, 8 fĂ©vrier, 8 mars, 31 mai et 21 juin 2007. À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.
Nous avons rappelé, à notre séance introductive, cette définition, par Lacan, de la psychanalyse appliquée qui s’oppose aux lectures des post-freudiens sur ce thème : « La psychanalyse ne s’applique, au sens propre, que comme traitement, et donc au sujet qui parle et qui entende » (Ecrits, page 747).
C’est donc dans cette perspective que, lors de notre deuxième soirée d’étude, nous mettrons au travail - à partir de deux cas -, la question qui nous anime, à savoir qu’est-ce qui advient de la psychanalyse quand elle est appliquée avec des fins essentiellement, prioritairement même, thérapeutiques ? Cela suppose une réflexion sur les principes de cette pratique et ses conditions. Comme l’énonce Lacan, dans « Variantes de la cure type », il s’agit « d’une rigueur éthique, qu’implique une formalisation théorique et non pas un formalisme pratique », au sens, bien entendu, de ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.
Pour sa part, comme nous le rappelait Serge Cottet le 16 novembre dernier, Freud soutenait que la doctrine était en retard sur le cas. Par conséquent, nous allons travailler directement sur les cas, pour examiner ce qu’ils nous enseignent, et notamment jusqu’à quel point, dans la psychanalyse appliquée, on s’oppose à la standardisation de l’expérience.
Nous écouterons donc, le 21 décembre prochain, deux cas de psychanalyse appliquée, l’un avec un enfant, l’autre avec un adolescent.
Le premier sera présenté par Yasmine Grasser. C’est un cas du CPCT enfants, Le 40 des tous petits. Elle l’a intitulé « On vient car on n’a pas de père ». Nous pourrons entendre là, notamment, l’importance d’un premier entretien avec la famille où l’urgence subjective a pu être traitée.
Le deuxième, présenté par Yasmina Picard, est le cas d’un adolescent de 15 ans. Elle l’a intitulé, « Prévert : un rappeur ». Elle nous parlera du parcours de ce jeune reçu dans son cabinet privé et qui ne voulait pas y aller car « ça coûte cher ».
Débora Rabinovich








