Soirée du jeudi 8 fĂ©vrier 2007

 

Soirées de psychanalyse appliquée
SoirĂ©es animĂ©es par Debora Rabinovich  et Serge Cottet

  • Les jeudis 16 novembre, 21 dĂ©cembre 2006, 18 janvier, 8 fĂ©vrier, 8 mars, 31 mai et 21 juin 2007. À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

La psychanalyse appliquée… et les nouvelles figures familiales.

Le mois dernier nous avons abordé l’articulation de la psychanalyse appliquée avec le lieu où elle s’applique, ceci à partir de la place du psychanalyste à l’hôpital psychiatrique.

Le 8 février nous allons travailler cette fois la question de la psychanalyse appliquée sous l’angle d’une des facettes de notre contemporanéité, à savoir : les nouvelles figures familiales.

Avec les grandes avancées scientifiques et les importants changements sociaux, la variété des formes familiales ne cesse de se multiplier. Cela peut parfois nous mener à nous interroger, par exemple, sur ceci : celui qui est biologiquement l’homme peut-il occuper la place du désir de la mère et, inversement, celle qui est biologiquement femme peut-elle occuper la fonction du Nom du Père ?

Nous travaillerons donc ce versant de nos interrogations avec Dominique Laurent et Camilo Ramirez.

Le titre que Dominique Laurent a donné à son intervention est : Désir d’enfant et parentalité à l’heure des procréations médicalement assistées. Voici un aperçu de ce qu’elle nous proposera : « Une lecture de Lacan pourrait soutenir que l’enfant n’est pas réductible à sa conception et que son devenir est fondamentalement disjoint de son mode de procréation car seule compte "la façon dont se sont présentés les désirs chez le père et la mère". Force est de constater que la façon dont se présente à l’enfant le manque dans l’Autre, peut se trouver singulièrement complexifiée, voire brouillée, par les diverses manipulations biologiques et dispositions juridiques que comportent les procréations médicalement assistées. Il s’agira d’en saisir quelques aspects cliniques ».

Camilo Ramirez interviendra sous le titre : A quoi bon parler ? Il nous présentera un cas issu de sa clinique. Il s’agit d’une femme qui, malgré son scepticisme concernant l’aide qu’un psychanalyste pourrait lui apporter, va consulter au CPCT, suite à la séparation d’avec son mari. Le travail alors effectué lui a permis de traiter son étrange détermination à retirer leur fils à son ex-mari par la voie judiciaire puis, ensuite, de demander à l’analyste de l’aider à savoir comment faire au quotidien avec son fils psychotique. Il se trouve qu’elle avait le plus grand mal à comprendre la position dans l’existence de son enfant adopté à l’étranger. Pouvoir parler de son fils pour pouvoir lui parler à son tour et préserver une place pour le père, voilà les deux acquis d’un traitement qui se poursuit actuellement tout en prenant la mesure du trou qui définit le rapport de cette femme au langage.