Soirée du jeudi 8 mars 2007

 

Soirées de psychanalyse appliquée
SoirĂ©es animĂ©es par Debora Rabinovich  et Serge Cottet

  • Les jeudis 16 novembre, 21 dĂ©cembre 2006, 18 janvier, 8 fĂ©vrier, 8 mars, 31 mai et 21 juin 2007. À 21h15, au local - 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

La pratique en cabiné privé

Le 8 février, nous avions travaillé avec Dominique Laurent et Camilo Ramirez et nous avions pu étudier grâce aux trois cas qui nous ont été présentés, différents aspects de la procréation médicalement assisté et de l’adoption.

Le 8 mars nos invités seront : Guy Briole et Philippe Benichou. Nous leurs avons proposé de présenter un cas issu de leur pratique en cabinet. Ces cas relèvent plutôt de la psychanalyse appliquée et non pas de la psychanalyse pure. L’on ne peut pas faire une psychanalyse pure dans un cadre institutionnel, ceci ne veut pas dire que toute demande adressé dans le privé relève de la psychanalyse pure.

Le thème que nous souhaitons aborder pour cette soirée est celui de la psychanalyse appliquée en pratique dite privée. D’un côté, le sujet moderne est beaucoup plus imprégné du signifiant psychanalyse et il consulte  plus facilement pour un large éventail de difficultés  sans pour autant avoir une conception précise de ce qu’est une cure  analytique. D’autre part, ce sujet moderne veut de moins en moins s’engager dans un travail à long terme. De ce fait, la demande se limite souvent à être débarrassé d’un problème ponctuel sans vouloir aller parfois plus loin.

Guy Briole  a intitulé son intervention « Un enfant parmi d’autres ».

Voici quelques mots concernant ce cas :

« C’est l’avocat de ce patient qui appelle l’analyste pour lui demander de bien vouloir recevoir son client. Un client, selon lui, innocent et qui se comporte comme un coupable. La justice exige un « suivi » sinon il sera placé en détention provisoire. Voilà  une des modalités moderne d’arriver jusqu’au cabinet du psychanalyste. Nous verrons le chemin fait par ce sujet : de l’accusation de pédophilie à une interrogation, dans le transfert, qui ouvre une page douloureuse de son enfance ».

Pour sa part, Philippe Bénichou nous présente ainsi les questions qu’il abordera à partir d’un cas :

« Une demande d’analyse explicite n’est que fictive, dès lors que  la connaissance préalable qu’un sujet peut en avoir n’est jamais équivalente au savoir qui se déduit de l’expérience. C’est l’acte de l’analyste qui conditionne l’entrée en analyse et cet acte s’appuie sur l’élaboration d’un symptôme analytique. Ce travail demande parfois des entretiens sur une longue période. J’ai choisi de parler d’un cas d’une femme consultant pour des troubles du comportement alimentaire. J’essaierai de montrer ce qui spécifie le caractère analytique de l’orientation de la cure avec un sujet qui vient essentiellement pour être soulagé d’un symptôme précis ».