Les soirées de psychanalyse appliquée :: 2007-2008

Le CPCT-Chabrol invite les CPCT
« ParticularitĂ©s du transfert et de l’interprĂ©tation dans la pratique du CPCT Â»
Séminaire animé par Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso

  • Les jeudis 22 novembre, 13 dĂ©cembre, 31 janvier, 14 fĂ©vrier, 13 mars, 29 mai et 12 juin.
  • À 21h30, 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

Lors de la première soirée, le 22 novembre, après une introduction sur le dispositif du CPCT et les enjeux du séminaire de cette année, nous avons entendu Catherine Lazarus-Matet du CPCT Paris-Chabrol et Sylvie Goumet du CPCT Marseille.

Sylvie Goumet mettait en tension deux cas d’hommes, l’un psychotique, l’autre névrosé, tous deux « précaires sociaux », mais dont le problème subjectif de chacun était la relation à l’autre sexe. C’est en traitant cette question que quelque chose va se renouer pour l’un et se dénouer pour l’autre. Le traitement au CPCT, visant le réel en jeu du symptôme pour le sujet et non pas l’élimination du symptôme, leur a permis un changement de position. Pour l’un « les femmes ne le travaillaient plus », pour l’autre sa défense avait été entamée. Tous deux purent se remettre à une profession.

Catherine Lazarus-Matet, exposait ensuite le cas d’une jeune femme artiste qui n’arrivait plus à créer. Elle démontrait que l’analyste, qui suivit à la lettre la rigueur de ce sujet, à la psychose très lacanienne, se faisait « l’instrument » de cette patiente, selon les propos de Jacques-Alain Miller à la conversation de Barcelone. Il se faisait « l’instrument d’un impossible, d’un point de réel », que le sujet adresse au CPCT. La particularité du « circuit du transfert » était exemplaire : débutant par l’émission de radio où ce sujet entendit Hugo Freda parler de la précarité, premier effet de « rectification subjective », qui amorçait un transfert au CPCT comme « lieu supposé savoir » sur la précarité symbolique, et sur un certain « savoir faire avec le réel ».

Jeudi 13 décembre nous poursuivrons cette réflexion concernant les particularités du transfert et de l’interprétation dans la clinique du CPCT autour de deux interventions qui traiteront de la clinique de la précarité, celles de :

Pierre Naveau :

« Situations de désinsertion »
Il est proposé de commenter, en prenant appui sur des exemples cliniques qui proviennent d’une pratique d’analyste au CPCT de la rue de Chabrol à Paris, deux textes importants : d’une part, le texte de Jacques-Alain Miller intitulé "Vers PIPOL 4" (LM, n° 261, sept.-oct. 2007, p. 25 à 29); d’autre part, le texte d’Esthela Solano qui a pour titre "En défense des CPCT" (LM, n° 262, nov. 2007, p. 3 à 7). Dans ce commentaire, il y sera question du symptôme en tant qu’il peut être articulé à une situation de précarité et à un risque de désinsertion sociale.

et de Marina Lusa :

« Le funambule »
Un homme de 57 ans a été orienté au CPCT précarité par l’organisme qui le suit dans le cadre de son contrat d’insertion. Cet homme, en voie de clochardisation, n’a pas toujours été sur la touche. En effet, pendant plus de vingt ans, il fut inséré sur le plan familial, social et professionnel. Nous tâcherons de mettre en évidence sur quoi, le consultant du CPCT, a pu parier pour endiguer cette chute vertigineuse, et le transmettre au dispositif de traitement.