Les soirées de psychanalyse appliquée :: 2007-2008

Le CPCT-Chabrol invite les CPCT
« ParticularitĂ©s du transfert et de l’interprĂ©tation dans la pratique du CPCT Â»
Séminaire animé par Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso

  • Séminaire de Psychanalyse Appliquée
  • Les jeudis 22 novembre, 13 dĂ©cembre, 31 janvier, 14 fĂ©vrier, 13 mars, 29 mai et 12 juin.
  • À 21h15, 1, rue Huysmans, 75006 Paris.

 

Les deux interventions présentées lors de la deuxième soirée du séminaire, celles de Pierre Naveau et de Marina Lusa, nous ont donné l’occasion de nous pencher sur la question de la précarité et du rapport du sujet au lien social.

Si la désinsertion, l’errance, le décrochage sont des noms du rapport au social qui se défait, le CPCT, et sans doute pas seulement la CPCT Précarité, comme l’a souligné Fabien Grasser en introduisant la soirée, est un lieu de « reprise » sociale, un lieu supposé savoir faire avec le réel des fils du sujet qui se défont.

A travers deux cas, Pierre Naveau nous a invité à considérer la précarité comme une position subjective et à repérer l’importance de la variable « temps » dans ce choix du sujet. Le précaire, a-t-il avancé, est celui pour qui le point à traiter n’est pas encore devenu un « point nœud », selon l’expression de Lacan, c’est à dire un point d’appui pour le sujet.

Marina Lusa a présenté un cas mettant en évidence « la chute » d’un sujet ayant été « inséré » socialement pendant 27 ans, qui montrait combien la précarité est avant tout inscrite dans le registre symbolique. « Le funambule sans barre », signifiant isolé par Fabien Grasser lors de la consultation, a permis Ă  Marina Lusa de repérer, au cours du traitement, ce qui constituait auparavant dans la vie de ce sujet, des point d’appuis ou des moments de décrochage.

Cette soirée mettait tout particulièrement en relief la pertinence des propos de JAM dans son texte Vers PIPOL 4 quand il énonce que « la réalité psychique c’est la réalité sociale ».

Pour notre prochaine soirée, le 31 janvier, nous poursuivrons notre travail avec les contributions de :

Rémy Baup pour le CPCT Antibes :

Prégnance imaginaire et précarité symbolique plus ou moins passagère ont souvent été ressenties comme des facteurs parasitant l’éventuelle rencontre d’un adolescent avec un analyste. Nous tenterons de montrer combien le dispositif spécifique du CPCT d’Antibes, ses contraintes et les contingences qu’il provoque, vont permettre les conditions d’une rencontre et l’émergence d’un possible désir de savoir chez les adolescents reçus.

et celles de Rodolphe Adam, Dominique Jammet pour le CPCT Bordeaux :

Une jeune fille de 22 ans consulte au motif que sa mère s’inquiète de son rapport à la drogue. Les entretiens font apparaître d’une part une « dépendance » à un amoureux, ancien toxicomane, d’autre part, une relation mère fille très forte sur fond de paranoïa du grand-père maternel, enfin, l’effacement du père contrastant avec un passé très engagé politiquement. Nous tenterons d’illustrer les interventions de l’analyste et leurs effets, qui ont opéré un partage dans ce qu’elle mettait sous le terme flou de « dépression » : une pathologie organique qu’elle négligeait d’une part, un abord de la souffrance psychique de l’Autre, pas sans lien avec la sienne. Le traitement est en cours.

Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso