Le CPCT-Chabrol invite les CPCT
« Particularités du transfert et de l’interprétation dans la pratique du CPCT »
Séminaire animé par Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso
- Séminaire de Psychanalyse Appliquée
- Les jeudis 22 novembre, 13 décembre, 31 janvier, 14 février, 13 mars, 29 mai et 12 juin.
- À 21h15, 1, rue Huysmans, 75006 Paris.
À la troisième soirée de psychanalyse appliquée, nous avons pu entendre Remy Baup du CPCT d’Antibes, Rodolphe Adam et Dominique Jammet du CPCT Bordeaux, qui nous ont donné l’occasion de réfléchir sur notre thème à partir de la Clinique avec des adolescents.
Rodolphe Adam nous a fait part de l’importance du travail en groupes de contrôle clinique (GCC) quant à la conduite des traitements et des effets de formation. Rémy Baup présentait le cas d’une jeune fille de 13 ans prise, par le biais de son symptôme, dans la signification imposée par la mère. C’est une intervention de l’analyste, dès le premier entretien, qui lui permet de s’en dégager, et de se séparer ainsi de l’identification à l’enfant qu’elle avait été. En revanche, la jeune fille de 22 ans, présentée par Dominique Jammet, ne pouvant trouver d’issue à la question de l’enfance, mettait en évidence comment des « acting-out » et une forme de mise en acte venaient à la place d’une coupure signifiante impossible.
Lors de notre prochaine soirée, nous continuerons notre travail avec les interventions de deux collègues du CPCT de Bruxelles et du CPCT de Barcelone.
Christine Le Boulengé pour le CPCT – Bruxelles :
L’incendie du réel : Monsieur « Un »
L’irruption du réel peut bouter le feu au décor et se propager au théâtre tout entier, remarque Freud dans ses « Observations sur l’amour de transfert ». La pratique au CPCT doit en tenir compte : dans de telles circonstances, il s’agit de veiller à ce que l’incendie soit maîtrisé a minima avant de pouvoir s’approcher du centre incandescent en vue de lui trouver une nomination « qui relance le sujet dans son usage du langage ».
Je parlerai de la situation d’un sujet qui a nécessité une prolongation du traitement au CPCT-Bruxelles — c’est la seule prolongation proposée à ce jour —, et qui se lit en deux temps : primo, réduction de l’incendie, secundo, traitement du centre incandescent par la relance de la dynamique signifiante, avec pour effet la réinsertion du sujet dans le lien social.
Horacio Casté pour le CPCT – Barcelona :
La femme normale
Il s’agit d’une femme qui consulte fatiguée de se sentir prise dans un problème familial constant entre ses parents et sa sœur cadette, la seule sœur qu’elle ait. C’est depuis que chacune des deux sœurs ont eu des enfants que les problèmes entre elles et ses parents ont commencés, mettant en avant d’anciennes rivalités et lui faisant voir, malgré sa réticence, les « injustices » qu’engendraient les préférences de ses parents. Elle avait neutralisé tout cela en s’érigeant comme paradigme de la normalité (à l’opposé de sa sœur) tout en sachant qu’elle ne l’était pas. Et ceci, elle le savait surtout en ce qui concernait sa propre féminité et le fonctionnement de son corps qui, bien évidemment, échappait à son contrôle par le biais d’une série de symptômes. Une intervention de l’analyste qui visait à actualiser ce qu’elle « avait toujours su » sur la distribution des préférences dans l’histoire familiale, lui permettra de commencer à se séparer de la scène.
Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso








