Le CPCT-Chabrol invite les CPCT
« Particularités du transfert et de l’interprétation dans la pratique du CPCT »
Séminaire animé par Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso
- Les jeudis 22 novembre, 13 décembre, 31 janvier, 14 février, 13 mars, 29 mai et 12 juin.
- À 21h30, 1, rue Huysmans, 75006 Paris.
Dans la hâte du CPCT, quelque chose du réel peut être nommé par le signifiant qui relance le sujet dans son usage du langage. Il s’agit de cerner au moins un trait qui soit proche de ce qu’il en est de la jouissance du sujet, et qui puisse se déployer dans le cycle du traitement au CPCT. L’opérateur du transfert au CPCT est directement conditionné par « ce travail sur le réel en jeu », et ne laisse ni le temps de la lecture du symptôme, ni celui du surgissement du signifiant du transfert.
Relancer la dynamique signifiante a un effet de ré-arrimage du sujet à un minimum de lien social, à un minimum de symptôme, voire à un sinthome.
C’est en ce sens que l’expérience du CPCT est en prise directe sur le social, sur la cité, et que nous pouvons parler d’un travail de « réinsertion symbolique ».
Lors de notre première séance du séminaire de psychanalyse appliquée, nous en débattrons avec deux collègues qui viendront le mettre en évidence à partir de cas dits de précarité.
Catherine Lazarus-Matet du CPCT Chabrol :
Une femme, artiste dont la veine créative s’était tarie, avait entendu parler dans une émission de radio de la précarité et du Cpct, et avait immédiatement pensé que sa propre version, poétique, de la précarité avait une chance d’y être entendue. Ce transfert préalable, et ardent, au CPCT, conjugué à un certain mode d’intervention sur son rapport singulier au langage, a permis en quelques séances que la poésie trouve la solidité d’une cause.
Sylvie Goumet du CPCT Marseille :
« A l’ombre des femmes »La mise en tension de deux traitements permettra d’interroger les modulations opératoires des séances et les effets surprenants obtenus par le dispositif. Ces sujets confrontés à la précarité sociale sortent de l’inhibition professionnelle marquant ainsi une ponctuation du traitement ; ils le font en des termes qui signent, à leur insu, une nouvelle façon de faire avec l’empêchement généré par l’autre sexe.
Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso








