Evénements

Soirée de préparation PIPOL 3

 
  • Soirée de préparation à  Pipol
    1, Rue Huysmans, le mercredi 16 mai 2007 à 21h 15

Après quatre années de fonctionnement, le CPCT-Paris témoigne d’une réussite incontestable quant à la prise des psychanalystes dans le champ social. La reconnaissance des effets de la psychanalyse d’orientation lacanienne par les instances de l’état n’est pas le moindre des bénéfices suscités par son expérience clinique. La dynamique de la demande par le « bouche à oreille » (plus de la moitié des personnes adressées le sont sur ce mode) atteste de la pertinence de la réponse obtenue.

Les psychanalystes de l’ECF ne sauraient s’en contenter et la rencontre PIPOL3 nous en rappelle l’exigence. Nous nous sommes formés au CPCT à un traitement renouvelé de la demande à l’analyste, mais parce que l’Ecole de Lacan est le lieu de formation de l’analyste, l’exigence est toujours plus grande d’en fonder la raison. Au cours de cette soirée, nous examinerons plus particulièrement l’axe 2 « créer un lieu d’énonciation » proposé par la commission de la rencontre PIPOL.

Le CPCT n’est pas un lieu de parole comme les autres. Que des psychanalystes y exercent ne suffit pas à en définir la spécificité. Qu’ils y proposent consultations et traitement gratuits ne suffit pas à définir leur prise sur le social. Quand cette pratique est orientée par une formation qui prend en compte la dimension du symptôme, la dimension de l’Autre comme partenaire-symptôme, et que s’y accueille une demande au-delà de la plainte sociale, alors se fait jour la chance d’un lieu énonciation dans la cité. La particularité d’un tel lieu, peu soucieux de contraindre les modes de jouissance, est qu’il parie sur la responsabilité du sujet, quelque soit le réel en jeu.

Yasmine Grasser et Angèle Terrier prĂ©senteront deux vignettes cliniques d’enfants reçus au CPCT :

L’enjeu d’une première rencontre avec une famille vise la création d’un lieu d’énonciation en prise directe sur le social, permettant d’ouvrir un chemin vers le symptôme de l’enfant.

  • Résonances, par Yasmine Grasser

    L’accueil du quotidien des tout-petits offre des surprises. Quand il se complique, un analyste peut parfois déchiffrer comment la jouissance du couple parental se répercute comme trouble dans le corps de l’enfant. Il se vérifie alors que le désir de l’analyste a pour fonction de faire résonner le signifiant qui, à la fois, a valeur d’énonciation pour l’enfant et réveille les parents. Trois vignettes cliniques démontreront que l’intégration ou l’exclusion de l’enfant au niveau du social en dépend.

  • Le poids d’un refus, par Angèle Terrier

    Une mère vient avec ses quatre enfants et désigne son fils aîné de 11 ans comme la cause de ses soucis. Ce symptôme s’inscrit dans son corps : il est mutique et tassé sur sa chaise.

    Lui proposer de le recevoir avec son fr ère et sa sœur fut la manière de faire pour permettre un allégement, condition d’une parole possible pour l’enfant. La question des conditions de logement sont alors mises en lumière. Les enfants énoncent chacun comment ils se débrouillent pour faire leurs devoirs, ce qui permet d’isoler le symptôme du garçon qui nomme son refus radical du travail scolaire.

  • Sophie Gayard, Laura Sokolowsky, Paz Corona, montreront la particularitĂ© de la rencontre de personnes qui ont trouvĂ© au CPCT un accueil diffĂ©rent de ce qu’elles avaient trouvĂ© jusque lĂ , au-delĂ  des catĂ©gories cliniques qui ailleurs les auraient stigmatisĂ©es, sans a priori sur la psychanalyse que la plupart ne connaĂ®t pas. La prĂ©caritĂ© est Ă©voquĂ©e pour chacune diffĂ©remment et le rĂ©sultat obtenu se mesure Ă  l’effet sur le lien social.

Jean-Daniel Matet animera cette soirée avec Philippe La Sagna qui la présidera.