Evénements

RV formation 2007

 

En 2006, les rendez-vous de formation ont donné la parole aux différentes unités du CPCT, proposant à chacune – « enfant », « ado », « précarité » – de présenter ses modalités inédites de travail, tout en déployant une question clinique d’actualité.

En 2007, les rendez-vous de formation souhaitent continuer à transmettre les réflexions cliniques et théoriques qui se décantent à partir de la pratique originale du CPCT, où des psychanalystes reçoivent gratuitement en consultation ou en traitement pour une durée limitée.

Confronté à des demandes qui ne sont plus prises en compte dans le champ social, à une détresse qui parfois se précipite en urgence, le CPCT doit affiner ses réponses en pariant sur l’incidence de la parole pour le sujet, quand elle se déploie avec rigueur dans le cadre de la rencontre avec un praticien.

La psychanalyse fait valoir une solidarité singulière entre clinique, théorie et éthique ; celle-ci se trouve au fondement même d’une pratique au cas par cas. C’est cet axe qui traversera les différents thèmes traités dans les trois prochains rendez-vous de formation, qu’il s’agisse d’examiner l’enjeu des premiers entretiens, les modalités contemporaines du symptôme, ou de s’interroger sur la bonne manière de s’y prendre avec l’Autre. Si nous en faisons le « fil rouge » de cette année, c’est que c’est le fil qui permet de garder le cap de notre orientation, au-delà de la diversité des dispositifs et des réponses singulières à inventer pour chacun.

Nous proposons à tous ceux qui s’intéressent à la psychanalyse lacanienne, à la pratique au CPCT et à ses interrogations, de se joindre à nous pour ces rendez-vous de travail. Ils s’adressent particulièrement aux personnes travaillant dans le champ sanitaire ou médico-social, psychologues, psychiatres, psychanalystes, psychomotriciens, orthophonistes, éducateurs spécialisés, infirmiers, assistants sociaux…

les premiers entretiens : enjeux et efficacité
1er rendez-vous de formation

  • samedi 24 mars 2007
  • Le CPCT distingue deux temps : consultation et traitement. Freud nous a appris Ă  lire la temporalitĂ© particulière de l’après-coup comme le temps dans lequel se conjugue l’histoire d’un sujet. Lacan y a repĂ©rĂ© l’effet de signification toujours rĂ©troactif du signifiant. Nous examinerons l’articulation entre ces deux moments dans la clinique du CPCT en essayant de repĂ©rer le trajet qui se dessine entre la demande initiale et la logique de la suite du traitement. Nous nous interrogerons aussi, plus gĂ©nĂ©ralement, sur la place cruciale des premiers entretiens dans le contexte d’un traitement Ă  durĂ©e limitĂ©e.


    la perspective du symptĂ´me
    2e rendez-vous de formation

  • samedi 12 mai 2007
  • lire le texte de l’introduction par Esthela Solano, Du symptĂ´me analytique comme quatrième rond
  • lire le texte de la conclusion par Francisco-Hugo Freda, Le CPCT et l’amour
  • Nous assistons, dans le paysage actuel de la clinique, Ă  un retour vers une notion rĂ©ductrice du symptĂ´me. IdentifiĂ© Ă  la manifestation d’un dysfonctionnement organique ou Ă  un traitement erronĂ© de l’information, la politique prĂ´nĂ©e Ă  son Ă©gard est celle de sa dissolution rapide, qui laisse le sujet amputĂ© de sa responsabilitĂ©. Il s’agira d’examiner par quelles voies la pratique analytique au CPCT, quelle que soit la diversitĂ© des demandes qui, souvent dans l’urgence, s’y font entendre, cherche Ă  rendre au symptĂ´me sa dignitĂ©.


    parler la langue de l’Autre
    3e rendez-vous de formation

  • samedi 24 novembre 2007
  • lire le texte de l’introduction de Jean-Daniel Mattet lors du 3è rendez-vous de formation : La langue de l’Autre

    Qu’il participe Ă  la venue d’un sujet au CPCT, soutienne ou interfère avec le traitement, qu’il y ait lieu de s’adresser Ă  lui pendant ou Ă  l’issue de la prise en charge, les consultants au CPCT sont en lien avec l’Autre, familial, social, judiciaire. Comment accueillons-nous ses demandes, voire ses exigences ? Comment, au-delĂ  du colloque intime, opĂ©rons-nous avec cet Autre, que ce soit pour introduire un Ă©cart ou permettre un rebranchement? Jusqu’oĂą pouvons-nous « collaborer Â»[1] sans y perdre notre âme ?
    [1] J. Lacan, Télévision