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le 23 septembre 2017, de 9h à 17h
Amphithéâtre Charcot, Hôpital La Pitié Salpêtrière, 75013 Paris.
Entrée Vincent Auriol : 50/52, bd Vincent Auriol – métro Chevaleret
Entrée Pitié : 83, boulevard de l’Hôpital – métro St Marcel
Entrée Salpêtrière : 47, boulevard de l’Hôpital – métro Austerlitz

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Détails

Date :
23 septembre
Heure:
8 h 30 min - 18 h 00 min
Event Categories:
, ,
Mots-clefs de l'événement :

Journée annuelle du CPCT Paris

Une séance au CPCT
Rencontres avec l’inconscient

En 1913, alors qu’il s’apprête à donner quelques indications sur « l’engagement du traitement » à ceux qui souhaiteraient pratiquer la psychanalyse, Freud compare celle-ci à un jeu d’échecs : « celui qui veut apprendre dans les livres le noble jeu des échecs ne tardera pas à faire l’expérience que seuls les ouvertures et les coups de conclusion permettent une présentation systématique exhaustive, alors que la variété incommensurable des coups qui commencent après l’ouverture se refuse à une telle présentation »[1].

Plus d’un siècle après, cette comparaison n’a rien perdu de sa pertinence ou de sa fraîcheur. Car, s’il est possible de donner quelques « règles » « pour l’exercice du traitement psychanalytique », rien ne peut présager de la suite de la cure, laquelle est faite d’inattendu, de surprise. Engager un travail analytique, ce n’est pas la même chose que de faire l’épreuve d’une rencontre avec son inconscient, en séance. Car l’enjeu de la cure ne saurait se résumer à une prise de conscience. « Il y a autre chose et un au-delà[2] » dira Lacan.  

Dans le fil de la cure et dans l’après-coup, certaines séances vont prendre un relief particulier Parfois, le patient s’entend, au-delà de la demande qu’il a adressée en première intention. Parfois, par le truchement d’un lapsus, d’un acte manqué ou d’un rêve, il entr’aperçoit ce désir inconscient qui, chez lui, tend à se faire reconnaître. D’autres fois encore, c’est l’interprétation de l’analyste ou une scansion qui fera rencontre pour le patient– en jouant de l’équivoque, ou, à rebours, en bloquant ses diffractions.

Dans le Séminaire VI, le 14 janvier 1959, Lacan entamait sa relecture de la séance de Robert, le patient à la petite toux d’Ella Sharpe. La praticienne ne s’y était pas trompée, cette séance, où Robert lui avait conté un rêve tremendous fut une séance pivot dont elle poussa « l’analyse jusqu’au bout, autant qu’il lui (fut) possible »[3]. Lacan, quant à lui, n’y consacra pas moins de cinq leçons.

A leur tour, le 23 septembre prochain à la Salpêtrière, praticiens et consultants du CPCT-Paris témoigneront de ces séances qui ont compté, celles qui mettent en valeur l’effet de surprise que produit une rencontre avec l’inconscient, une rencontre qui est toujours inédite. Ce sera l’occasion de témoigner aussi de l’originalité de la séance lacanienne, réglée sur l’inconscient, dont la mesure est fixée par ce qui est à l’œuvre pour un patient et non pour un autre.

[1] Freud, S., « Sur l’engagement du traitement », La technique psychanalytique, Paris, Presses Universitaires de France, 2007, p. 93.

[2] Lacan, J., Le Séminaire, livre IV, La Relation d’objet, (1956-57), texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 1994, p. 17.

[3] Lacan, J., Le Séminaire, livre VI, Le Désir et son interprétation, (1958-59), texte établi par Jacques-Alain Miller, Paris, Editions de la Martinière, 2013, p. 173 .