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Samedi 16 juin 2018 à 15 heures
6, Cour de Alliés
Rennes
Contact : davidbriard@free.fr, 0699290350

Détails

Date :
16 juin
Heure :
15 h 00 min - 18 h 00 min
Catégories d’Évènement:
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Étiquettes Évènement :
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N’hommer : l’acte du dire. De Lacan à Jim Morrison.

N’hommer : l’acte du dire. De Lacan à Jim Morrison.

Sophie Marret-Maleval, psychanalyste membre de l’École de la Cause freudienne, directrice du Département de psychanalyse de l’université Paris 8, nous propose un travail sur la nomination à partir de sa lecture des livres XXII et XXIII du Séminaire de Lacan : « RSI » et « Le sinthome ». Il s’agira de préciser le concept de nomination dans ce tout dernier enseignement de Lacan et de comprendre, à partir de là, le déplacement des termes fondamentaux en cette période, notamment ce que devient le phallus : « Le phallus est corrélé ici à la parlotte, il en résulte, il est une invention de la langue des vivants, une invention d’Eve, une invention féminine. Il nomme un trou, introduit un serre-fesse, il serre, enserre la faille de l’Autre, mais il n’a pas le statut du S1, dont il est une conséquence […]  La fonction phallique devient l’une des fonctions du S1 (et non plus du Père) ».

Vous voulez en savoir plus ?

– Eh oui, nouer ce n’est pas agrafer et le nouage c’est bien plus, que le simple noeud.
– Et pourquoi Lacan l’a écrit N’hommer et non pas nommer ? Drôle d’idée.
– Pourquoi ne pas avoir choisi le symptôme comme fil conducteur ?
– Version controverse : C’est l’homme qui nomme la femme ou la femme qui nomme l’homme ?
– Version complexification : comment passer d’un nouage à trois à la nomination
– Version effort d’imagination : et bien avec Lacan, c’est possible.

« Une voix traînante, faussement inspirée, lente, monotone, une énonciation marquée de longs silences, entre recherche du mot juste… ». Dans un second temps, Sophie Marret-Maleval nous propose une lecture du cas de Jim Morrisson selon la logique toujours échouée de se faire un nom et ceci dans les différents registres de la lettre dont a usé l’auteur. Elle nous invite chez cet auteur à repérer un décrochage subjectif patent : « Je me considère comme un être humain intelligent et sensible, doté d’une âme de clown » pour mieux illustrer et éclairer encore les propos de sa conférence. « La fonction du S1, de la nomination, n’est jamais mieux perceptible que lorsque le défaut d’agrafe est patent … ».

La conférence sera suivie d’une conversation avec des collègues qui ont accepté de nous accompagner dans cet effort de lecture, toujours renouvelé des propos de Lacan : Aline Brunel, Céline Charloton, Mickaël Peo’ch,

Au plaisir de vous y retrouver, nous vous accueillerons le samedi 16 juin à 15 heures à partir de « morceaux » de The Doors.

Pour le bureau de Rennes, David Briard