1, rue Huysmans - 75006 Paris, France | T:+33 01 45 49 02 68 | F:+33 01 42 84 29 76 Contactez-nous
Chargement des événements

« Tous les événements

Le 18 novembre
9h30 – 17h
Mémorial du camp de Rivesaltes
Avenue Christian BOURQUIN
66 600 SALSES LE CHATEAU (à côté de PERPIGNAN)
Renseignements: Florence Favier : mailto>
30 euros – TR 10 euros (visite mémorial inclue)

Détails

Date :
18 novembre
Heure:
9 h 30 min - 17 h 00 min
Event Categories:
, ,
Mots-clefs de l'événement :
, , , ,

Pourquoi la guerre? La Paix délire ou fiction?

Colloque annuel de l’ACF-VD Cette année, le Colloque de l’ACF Voie domitienne aura pour thème « Pourquoi la guerre ? La paix, délire ou fiction ?» Il se tiendra le samedi 18 novembre à l’auditorium du Mémorial de Rivesaltes (ancien camp de réfugiés espagnols, puis de déportation avant de devenir un camp de harkis). Notre désir est de pouvoir articuler cette question à l’actualité politique afin de construire une façon de comprendre ou de lire la montée, ou la perpétuelle résurgence, des extrémismes. Enric Berenguer, Président de l’Ecole Lacanienne de Psychanalyse, Guy Briole et Francis Ratier, co-auteurs de l’ouvrage « La psychanalyse à l’épreuve de la guerre » ainsi que Philippe de Georges et Marc Levy, Psychanalystes, membres de l’Ecole de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de psychanalyse, seront nos invités. Le retour des extrémismes sur le devant de la scène et, dans la vie politique, l’irruption de scandales comme autant de mises à ciel ouvert de ce qui aurait dû rester « refoulé » révèle que certains, par une forme de déni, ne peuvent que refuser ce qui les divise et nous convoquent à interroger ce qu’inscrit l’histoire. La politique, à défaut d’interpréter ces répétitions, s’attèle à déterminer les cadres pouvant traiter le social. Sur une autre scène, la politique dans sa pratique semble condamnée à être pervertie : rien n’arrête la volonté de jouissance de l’Un. A l’encontre de tout programme se posant comme résolutif « absolu », cet exercice du politique est en perpétuelle mutation. De solution définitive il n’y a pas : la psychanalyse nous l’enseigne et la politique en est paradigmatique. Il n’y a pas à regretter « le bon vieux temps » d’une société qui n’est plus régulée par l’ordre du père. La liberté gagnée nécessite de nouvelles règles à inventer. Cet état de fait dévoile que le sujet qui s’oriente de sa jouissance se réveille déboussolé et reste tributaire d’un appel à l’Autre ; Autre qui lui montre la voie et lui dicte sa conduite. Cet Autre occupant une place d’Idéal est appelé de tous ses vœux. Mais rien n’est plus difficile que de faire durer l’Idéal. L’Idéal qui dure c’est la dictature. Sur une autre face, l’Autre peut devenir le support des critiques et des attaques du sujet : tous les moyens sont bons pour lui éviter de faire l’expérience de sa castration. Les discours extrémistes s’appuient sur cette névrose collective en lui faisant miroiter qu’ils sont le remède. Si ça ne marche pas, c’est la faute du pouvoir en place, de l’étranger, de l’autre … A contrario, l’expérience analytique nous enseigne que le ratage est de structure. Nous sommes convaincus que la psychanalyse a à jouer sa partie dans le démontage des discours de maîtrise qui motivent exclusion, rejet de la haine de soi sur l’autre…, et in fine la guerre. Mais de quelle façon? Si l’éthique de la psychanalyse se démarque de toute dimension moralisatrice ou éducatrice, elle peut libérer le sujet de la tentation totalitaire. Avec nos invités nous souhaitons pouvoir transmettre des déclinaisons de cette position. « Pourquoi la guerre » ? Parce que « la paix est un délire ». Mais encore ? Les questions de la haine, de la ségrégation et de l’éthique seront au cœur de notre sujet.
Florence Favier