1, rue Huysmans - 75006 Paris, France | T:+33 01 45 49 02 68 | F:+33 01 42 84 29 76 Contactez-nous
Chargement des événements

« Tous les événements

Les mardis à 21h15

1 rue Huysmans, Paris 6e, à 21h15
Entrée libre

Mardi 13 décembre La désactivation du programme de jouissance : les étapes logiques de la construction du fantasme 

Mardi 10 janvier Le parlêtre et son corps : étude des solutions sinthomatiques 

Mardi 28 février Événement de corps et dé-fixation de la jouissance

Mardi 28 mars L’opérativité de l’interprétation : effets de vérité, effets de sens 

Mardi 9 mai L’acte analytique : qu’en dire dans l’après-coup ?

Mardi 6 juin  Le désir de l’analyste au singulier

 

 

Détails

Date :
28 mars
Heure:
21 h 15 min - 23 h 00 min
Event Categories:
,
Mots-clefs de l'événement :
,

Soirées de la passe

Enseignement de la passe 2016-2017 : Ce qui opère dans l’analyse vu à partir de l’outrepasse

Les mardis

Si, selon la perspective élaborée dans l’enseignement de Jacques-Alain Miller, une analyse finie implique la chute du sujet supposé savoir et l’émergence d’un sujet supposé savoir ce qu’il veut1, qu’est ce qui opère dans une analyse, au-delà du registre de la vérité menteuse, pour qu’une jouissance puisse se condenser dans un sinthome séparé de la chaîne signifiante ? Comment une analyse fait-elle progressivement déconsister l’Autre en ses diverses figures – Autre de l’amour, du sens, du savoir, de la jouissance –, déconsistance préliminaire à ce que le parlêtre trouve à savoir y faire avec l’Un de sa jouissance ?

Nous nous proposons d’étudier en détail, en nous appuyant sur l’expérience analytique des AE en exercice, ce qui fait l’opérativité spécifique au dispositif analytique. En effet, ce dispositif permet à la fois une certaine désactivation du programme de jouissance (selon l’expression d’Éric Laurent) – et ce, dans la mesure où la logique du fantasme se construit et s’extrait dans l’analyse – ainsi qu’une dé-fixation de la jouissance première, en tant que cette jouissance, qui itère au cœur des symptômes, fait événement de corps pour tout sujet et l’y fixe, de structure.

Les trois premières séances seront donc consacrées, respectivement, à l’analyse de la construction du fantasme, à l’étude de la logique des solutions sinthomatiques de chacun – en quoi ces solutions font-elles point d’arrêt, permettent-elle une certitude ? –, et enfin à la dé-fixation de la jouissance. Les valences logiques de l’objet a, de la lettre et du sinthome seront au premier plan de notre tentative de logicisation de l’expérience analytique.

Les trois dernières séances auront pour but d’isoler les interventions opératoires de l’analyste. Ainsi, quels types d’interprétation permettent à un sujet de se séparer du sens, puis de la jouissance, et « passent dans les tripes » du parlêtre ? En effet, les longues analyses d’aujourd’hui se résument néanmoins à peu d’interprétations qui font scansion. Quelle en est la logique ? Quels en sont les effets ? Est-il possible de répartir ces interprétations entre logique signifiante, ou de l’inconscient transférentiel, et écriture, ou inconscient réel ? Quels actes de l’analyste ont pu mobiliser les constructions, la transfixation2 de l’analysant ? Quel enseignement, dans l’après-coup, peut-on tirer du savoir-y-faire de l’analyste avec S(Ⱥ)3 ? En quoi la présence du désir de l’analyste est-elle démontrée dans ses effets sur la cure ? Et quelles sont les configurations de l’émergence de ce désir au singulier ?

Nous proposons donc que cet enseignement contribue activement au programme de recherche sur l’opérativité de la psychanalyse à l’époque de l’Autre qui n’existe pas.

Les Analystes de l’École en exercice.

1 – Miller J.-A., Cours de l’Orientation lacanienne 1993-1994, Donc, séance du 12 janvier 1994, inédit.
2 – Laurent É., « L’impossible nomination, ses semblants, son sinthome », La Cause freudienne no77 [2011], pp. 69-84, p. 79.
3 – Selon l’orientation quant à la formation des analystes donnée par Éric Laurent dans son texte « Le cas, du malaise au mensonge », La Cause freudienne no 50 [2002], pp. 16-22.