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Le sinthome

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Le sinthome

Introduction à la lecture du livre XXIII

Sophie Marret-Maleval

Prenons au sérieux la remarque de Lacan suivant sa question à Jacques Aubert dans Le sinthome : « N’y a-t-il pas dans les écrits de Joyce ce que j’appellerai le soupçon qu’il est ou qu’il se fait lui même un redeemer, un rédempteur ? »
« Nous en sommes là réduits au sentiment, ajoute-t-il, parce que Joyce ne nous l’a pas dit, il l’a écrit, et c’est bien là qu’est toute la différence. Quand on écrit, on peut bien toucher au réel, mais non pas au vrai »(1). Il ne faudrait pas déceler là un simple regret, l’appui que Lacan prend sur Joyce dans ce séminaire marque un écart radical d’avec l’inconscient freudien qui se déchiffre, dans son rapport à la vérité, comme le relevait Jacques-Alain Miller dans son intervention aux Journées sur « les leçons du sinthome ». C’est à partir de la question de l’écriture que Joyce lui enseignera comment « être hérétique de la bonne façon » : « choisir la voie par où prendre la vérité » et « soumettre ce choix à confirmation »(2). « La bonne façon, indique Lacan, est celle qui, d’avoir bien reconnu la nature du sinthome, ne se prive pas d’en user logiquement, c’est-à- dire d’en user jusqu’à atteindre son réel, au bout de quoi il n’a plus soif »(3). Lacan, « prenant la main de Joyce » à la place de celle de Freud, dessine en ce séminaire, remarque Jacques-Alain Miller, « un point de vue sur le symptôme, où le symptôme n’est plus une formation de l’inconscient »(4). Lacan promeut le concept de « parlêtre » à la place du sujet, dès lors qu’il ne repère plus celui-ci de la seule articulation signifiante mais de l’articulation et du nouage du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire à partir de la topologie. Le Nom-du-Père s’y trouve réduit à un sinthome (soit le noyau du symptôme) dont la fonction est de nouer ces trois dimensions. De la référence du symptôme à l’organisme vivant, il passe au sinthome comme « pièce détachée », comme l’a formulé Jacques-Alain Miller : « le sinthome, c’est une pièce qui se détache pour dysfonctionner si je puis dire », une pièce qui entrave « le fonctionnement des individus » mais qui a « dans une organisation plus secrète une fonction éminente[…] d’où l’idée, ajoute-t-il, qu’il s’agit dans l’analyse de lui trouver, de lui bricoler une fonction »(5). Il traçait dès lors, dans son séminaire de 2004-2005 « Pièces détachées », les conséquences du virage du symptôme au sinthome.

Le corps, amas de pièces détachées
L’un des glissements essentiel ressortit de la conception du corps comme « amas de pièces détachées »(6). Ainsi Lacan glisse-t-il cette remarque dans les premières pages du Sinthome : « la nature se spécifie de n’être pas une, d’où le procédé logique pour l’aborder. […] la nature ne se risque à rien qu’à s’affirmer d’être un pot-pourri de hors nature »(7), soit constituée des trois dimensions du Symbolique, du Réel et de l’Imaginaire. « On ne s’aperçoit pas que le corps est fait de pièces détachées, indique Jacques-Alain Miller, tant qu’on reste captif de sa forme, tant que la prégnance de la forme impose l’idée de son unité ». « C’est le corps vivant, ajoute-t-il, qui vaut comme modèle de l’individu, si je puis dire l’individu en indivision, et ce mot dit bien ce que l’individu doit à la vision, et même la biologie en reste tributaire »(8). Le stade du miroir enseignait comment l’unité de l’être se déduit de la perception de l’image, avec l’appui du trait unaire. Le Un se déduit du corps, rappelle Jacques-Alain Miller ici, mais il ajoute le corps « vivant ». Le Un n’est plus supporté par la seule image et l’opération symbolique du passage par l’Autre, mais des trois dimensions, le réel participant de l’animation du corps vivant. C’est de ce corps vivant que l’être déduit sa consistance. Ainsi la promotion du parlêtre est-elle relative à un déplacement du sujet du signifiant au corps parlant. Dès lors, Lacan n’aura de cesse, dans ce séminaire, de souligner l’équivalence et l’indépendance des trois ronds du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, appelés à s’articuler par la modalité de leur nouage.

Le sinthome procède d’un changement de modèle qui affecte la triade RSI, et d’une double réduction du Nom-du-Père et du symptôme.
Jacques-Alain Miller saisit les conséquences du passage du modèle logique à la topologie dans le dévoilement de l’agencement des trois dimensions. Le nœud fait apparaître le trou inhérent au symbolique, la consistance propre à l’imaginaire (la corde) et l’ek-sistence du réel « ce qui veut dire qu’il vient en plus, c’est le troisième comme tel, celui qui fait tenir ensemble l’imaginaire et le symbolique »(9). Le nœud dévoile un nouvel ensemble, qui « ne fait pas système »(10), Sous cet angle, les trois dimensions sont pensées indépendamment les unes des autres. Le primordial devient la consistance du corps, de l’imaginaire, au lieu du symbolique. « la jouissance vient en plus, note-t-il, entre le corps et le symbolique, [comme parasite]. Et si l’on veut elle les noue »(11). Il relève que Lacan substitue à l’objet a comme semblant, le grand J infini, de la jouissance qui apparaît dans Encore, le réel « sans loi »(12), radicalement hétérogène au signifiant. Mais pour nouer le nœud, « la jouissance du corps de l’Autre ne suffit pas », il faut alors la jouissance du symptôme réduit à son noyau (S1-a)(13).

Lacan part du constat que chez Joyce, cette jouissance du symptôme tient en la promotion de son Nom propre qui vient à la place du Nom-du-Père, « C’est de se vouloir un nom que Joyce a fait la compensation de la carence paternelle », note Lacan(14). « Pour lui, la langue n’a pas trouvé à s’ordonner dans le régime du père. Elle s’est mise à bruisser d’échos. L’hypothèse, c’est que c’était là son sinthome et que c’est ce dont il a fait un produit de l’art, de son art, il a accueilli son symptôme pour en faire un usage », indique Jacques-Alain Miller, notamment « se faire un nom »(15). Lacan dégage la fonction connectrice du symptôme (ou sinthome, écriture étymologique du symptôme) auquel le Nom-du-Père se trouve réduit, ce qui fait dire à Lacan « le Nom-du-Père est en fin de compte quelque chose de léger »(16), Jacques-Alain Miller précise, léger au regard du réel(17).

La réduction du symptôme au sinthome
Cette fonction connectrice du Nom-du-Père, réduit au symptôme, se saisit en rapport à la fonction de la nomination. « Certes le sinthome, indique Jacques-Alain Miller, […] c’est une suppléance. Une suppléance de quoi ? c’est une suppléance du père et c’est une suppléance du phallus. […] Une suppléance du père parce que le père était radicalement carent, enfin ce qu’il faut entendre sur le fond de la définition du père qui est là opérante, si je puis dire : que son père n’a pas assuré la conjonction du symbolique et du réel et donc que les noms dont il dispose manquent de référents »(18). Il dégage ainsi la fonction du père, dans le fil du séminaire « Les Noms-du-Pères »(19), comme une pure fonction de nomination, de conjonction du Réel et du symbolique. Revenant sur la fonction de nomination du père dans « Joyce, le symptôme », Lacan proposait de « coiffer » le Nom-du-Père « de ce qu’il convient d’appeler le sinthome »(20). La conjonction du Réel et du Symbolique, en effet, est également celle qui est assurée par le symptôme réduit à son noyau (S1a) (soit le sinthome). « C’est en tant que le Nom-du-Père est aussi le Père du Nom que tout se soutient, ce qui ne rend pas moins nécessaire le symptôme »(21), indiquait encore Lacan dans Le sinthome, ou encore « le père est un symptôme, ou un sinthome, comme vous voudrez »(22). Jacques-Alain Miller, dans la préface de Joyce avec Lacan, montre que Lacan opérait en ce temps là « le questionnement le plus radical jamais formulé du fondement même de la psychanalyse, conduit à partir du symptôme comme hors discours »(23). Il montre que « le symptôme ne dit rien à personne : il est chiffrage et il est jouissance, il est jouissance pure d’une écriture »(24). Le symptôme ne peut être compris qu’à saisir la fonction de la lettre dans le langage qui fait bord entre le réel et le symbolique. « le sinthome – pour le dire prudemment – est de l’ordre de la lettre, et moins prudemment est une lettre »(25). C’est en raison de cette fonction connectrice partagée du Nom- du-Père, réduit à la fonction de nomination, et du symptôme que Lacan peut finalement faire équivaloir le père et le symptôme ou plus précisément le sinthome, soit cette pure fonction de chiffrage au principe du symptôme, d’où l’équivoque sémantique entre symptôme et saint- homme dont se fonde le terme de sinthome.

Jacques-Alain Miller, citant Lacan, indique que Joyce s’est employé à « valoriser son nom, son nom propre, mais «aux dépens du père», c’est-à-dire à se valoriser dans sa singularité »(26).  « C’est de se vouloir un nom, note Lacan, que Joyce a fait la compensation de la carence paternelle »(27). Le nom propre ici « fait tout ce qu’il peut pour se faire plus que le S1, plus que le signifiant du maître »(28). L’art de Joyce « a suppléé à sa tenue phallique »(29). Faire du nom propre plus que le S1 est aussi ce qui permet d’en faire jouer la fonction de chiffrage du réel par le symptôme. Cette fonction de chiffrage, Joyce l’a rendue opérante dans l’écriture, par le maniement de la lettre, en faisant symptôme du bruissement de la langue.

La réduction du symptôme au sinthome concerne l’écart pris avec Freud, lorsqu’il entrevoit que « la pensée brode autour du réel »(30). « Il y a des formations de l’inconscient tant qu’on tient la main de Freud, mais quand on tient la main de Joyce, on prend cette perspective sur les formations de l’inconscient, que ce sont des broderies autour du trognon du réel et que l’analyse c’est d’isoler le trognon et que pour cela, il faudra savoir laisser tomber la broderie »(31). Quand Lacan dit de Joyce qu’il est désabonné à l’inconscient, précise Jacques- Alain Miller, c’est en tant qu’il tient l’histoire pour futile : « être désabonné à l’inconscient, c’est le réel de tout symptôme »(32). « Joyce le Symptôme [soit identifié au symptôme], c’est Joyce en tant que, si je puis dire, désabonné à l’inconscient », note Lacan(33). L’identification au symptôme, ou plutôt au sinthome, est rapporté au fait que « le symptôme, le symbole, il l’abolit »(34) : il abolit la dimension signifiante du symptôme, le symptôme est décroché de l’articulation S1-S2 au principe de l’inconscient. Joyce donne « l’essence » du symptôme en tant que « détaché de l’inconscient »(35), formule Jacques–Alain Miller à la suite de Lacan(36). « Le sinthome désigne ce qui du symptôme est rebelle à l’inconscient, ce qui du symptôme ne représente pas le sujet, ce qui du symptôme ne se prête à aucun effet de sens », note-t-il encore(37). Ceci le conduit à distinguer plus clairement le symptôme freudien du sinthome : le symptôme s’interprète dans l’ordre du signifiant, le sinthome conduit au-delà du déchiffrage, à saisir que le langage sert à la jouissance. « Il s’ensuit que le symptôme comme tel, c’est-à- dire déshabillé, réduit plutôt qu’interprété, n’est pas vérité, il est jouissance »(38).

S le symptôme freudien se guérit, en revanche, du côté du sinthome, il s’agit de savoir quelle fonction lui trouver, comment en user, « jusqu’à atteindre son réel au bout de quoi il n’a plus soif »(39). Une fois disjoint le savoir de la jouissance, inventant un réel « sans loi », « qui n’a pas d’ordre », selon la formule de Lacan, « qui ne se relie à rien »(40), contre la conception freudienne de l’inconscient comme savoir dans le réel, Lacan fait du sinthome, l’instrument de la conjonction du savoir et de la jouissance. Analysant l’«introduction à l’édition allemande des Ecrits », publiée dans les Autres écrits, Jacques-Alain Miller souligne qu’après avoir posé la disjonction du savoir et de la jouissance : « Lacan […] reprend la rampe de Freud pour dire : De toute façon, il y a un savoir qui travaille pour la jouissance, il y a une conjonction du savoir et de la jouissance. Et c’est précisément cette barrière […] qui sera franchie dans la perspective borroméenne »(41). Souligner l’hétérogénéité des instances du Réel, du symbolique et de l’imaginaire, a aussi pour objet de travailler leur mode de connexion.

Découpe dans le Réel, l’objet a, rapporté au semblant, est au point nodal de la connexion. Il est « le noyau élaborable de la jouissance. C’est-à-dire ce noyau qui peut parfaitement circuler avec les signifiants et le sujet du signifiant. […] Au fond, c’est la jouissance en tant que versée à la place que lui prescrit le signifiant. C’est la jouissance, si on peut dire, qui se moule dans le trou préparé à l’avance ». Il convient dès lors de distinguer du J de la jouissance qui marque « ce qui ne se conforme pas au moule »(42). Jacques-Alain Miller relève dès lors que l’interprétation porte sur a. « Alors, ça marche ! »(43) Le Nom-du-Père dans cette perspective devient « ce S1 qui vous permet de fabriquer du sens, avec de la jouissance […] Le Nom-du-Père, en effet, c’est un S1, c’est-à-dire ce qui aide à rendre lisible les affaires, ça aide à rendre lisible la jouissance »44, ce qui nécessite de penser « lisible » en rapport à « ce qui s’écrit », la lettre du symptôme contre « ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire », le rapport sexuel. Si Jacques-Alain Miller relève que « le pas du sinthome c’est de penser la jouissance sans le S1 »(45), comme il arrive dans la psychose notamment, mettre l’accent sur ce réel « sans loi », disjoint du sens, semble à la fois marquer les limites de la psychanalyse, de ce qui s’analyse, traçant toutefois de nouvelles voies cliniques en substituant au sujet le parlêtre, le « corps parlant », et permettant de saisir plus spécifiquement le point d’incidence du langage sur le réel, les modes de nouages possible d’éléments disjoints.

« La psychanalyse, indique de ce fait Jacques-Alain Miller, au moins celle que Lacan pratiquait, […] prouve qu’on peut s’en passer [de l’hypothèse de l’inconscient qui ne tient qu’à supposer le Nom-du-Père] dans la mesure où elle débouche sur une réduction à ce qui n’a pas de sens, à ce qui ne se relie à rien. Néanmoins, on se sert du Nom-du-Père dans la psychanalyse, c’est-à-dire on en passe bien par le déchiffrage, on en passe par les effets de vérité, mais ils sont ordonnés à un réel qui n’a pas d’ordre »(46). Jacques-Alain Miller met en valeur là encore l’usage du Nom-du-Père et de l’hypothèse de l’inconscient, contre le déchiffrage de la vérité.

Dans Le sinthome, Lacan met l’accent sur la fonction « réparatrice » de l’art pour Joyce. Il montre ce qu’il en a été du ratage du nœud pour l’écrivain et comment le « raboutage de l’ego », opéré par l’écriture, a pour fonction de restaurer l’image de soi défaillante, du fait du détachement de l’imaginaire. C’est donc à un renouvellement de la clinique que nous convie Lacan, rompant définitivement avec une interprétation déficitaire la psychose. Le séminaire marque un tournant épistémologique, une rupture consommée avec l’enseignement freudien, à partir de la réduction qu’il opère du symptôme à son noyau.

(1)  Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p. 80.
(2) Ibid., p. 15.
(3) Miller J.-A., « Pièces détachées », L’Orientation lacanienne, cours du 17 novembre 2004, inédit.
(4) Ibid., p. 8.
(5) Ibid., cours du 24 novembre 2004.
(6) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 66.
(7) Ibid., p. 12.
(8) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 01 décembre 2004.
(9) Ibid., cours du 24 novembre 2004.
(10) Ibid.
(11) Ibid.
(12) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 137.
(13) Jacques-Alain Miller, « Pièces détachées »,. cours n°2 du 24 novembre 2004.
(14) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 94.
(15) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 24 novembre 2004.
(16) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 121.
(17) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 24 novembre 2004.
(18) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 15 octobre 2004.
(19) Lacan J., « Le symbolique, l’imaginaire et le réel » et « Introduction aux Noms-du-Père », in Des Noms-du-Père, Paris, Seuil, col. Champ freudien, 2005.
(20) Lacan J., « Joyce le symptôme », in Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 167.
(21) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIIIop. cit., p. 22.
(22) Ibid., p. 19
(23) Miller J.-A., « Préface », in Aubert J. (dir.), Joyce avec Lacan, Paris, Navarin, 1987, p. 11.
(24) Ibid.
(25) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 2 janvier 2005.
(26) Ibid, cours du 15 octobre 2004, p. 42.
(27) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 94.
(28) Ibid., p. 89.
(29) Ibid., p. 15.
(30) Ibid., p. 18.
(31) Ibid., p. 19.
(32) Ibid.
(33) Lacan J., « Joyce le symptôme », in Le Séminaire, livre XXIIIop. cit., p. 164.
(34). Ibid.
(35) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 18 décembre 2004.
(36) Lacan J., « Joyce le symptôme », in Le Séminaire, livre XXIIIop. cit., p. 165.
(37) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 15 octobre 2004.
(38) Ibid., cours n°2 du 24 novembre 2004.
(39) Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, op. cit., p. 15.
(40) Ibid, p. 124.
(41) Miller J.-A., « Pièces détachées », op. cit., cours du 8 décembre 2004.
(42) Ibid, cours du 12 janvier 2005, p. 52.
(43) Ibid.
(44) Ibid.cours du 19 janvier 2005.
(45) Ibid.
(46) Ibid, cours du 24 novembre 2004.