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CommuniquĂ© Chers collègues, Sollers sera comme BHL au Meeting de la MutualitĂ©, il en a assurĂ© Agnès Aflalo samedi matin sur le marchĂ© d’A. Ă Paris. Le Forum qui vient de s’achever laissera un bon souvenir Ă ceux qui ont pu y assister ; il a durĂ© 2 heures de plus que prĂ©vu (jusqu’Ă 20h.15) ; tout le monde a pu parler ; les reprĂ©sentants des psychothĂ©rapeutes relationnels Ă©taient partis avant leur tour de parole, tardif il est vrai. Le Colloque « DĂ©prime DĂ©pression » se tiendra dans l’amphithéâtre Pierre-Laroque du Ministère de la SantĂ©, qui ne contient que 250 places ; dans ces conditions, on n’y assistera que sur invitation, et la plupart d’entre vous n’y aura pas accès. La dĂ©ception que vous pouvez en ressentir doit ĂŞtre tempĂ©rĂ©e par deux considĂ©rations : 1) les Actes en seront publiĂ©s sous forme de livre (Seuil, collection « Le Champ freudien ») ; 2) la salle de la MutualitĂ© rĂ©servĂ©e pour le Meeting des 9 et 10 fĂ©vrier peut contenir jusqu’Ă 1 000 personnes. Je vous tiendrai au courant au fur et Ă mesure de la prĂ©paration de ces 2 Ă©vĂ©nements, et de la prochaine sortie de LNA. Je signale Ă votre attention la très remarquable interview de Catherine ClĂ©ment sur LĂ©vi-Strauss, parue hier dans Le Journal du Dimanche, qui publiait Ă©galement l’indispensable « Journal » de Sollers ; un Ă©cho du mĂŞme JDM indiquait que le dernier livre de BHL se vendrait moins bien que les autres : ce serait dommage, je dirai pourquoi dans le prochain LNA. Je suis dans Elle paru aujourd’hui, page 44, sur la dĂ©pression : c’est mon hebdo favori. Bien Ă vous, Jacques-Alain Miller, le 26 novembre 2007. |
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Éditorial
La naturalisation de l’humain partout, le sujet nulle part ?
Le Nouvel Âne reparaît !
Ceux qui ont déjà aimé la lecture de l’Âne 7 vont adorer le numéro 8. Le numéro 7 est parti du choc produit dans la population française par l’irruption d’un million de Guides de la dépression. Ce manuel a été rédigé par l’INPES pour préparer un screening forcé de la « déprime » supposée des Français. L’Âne nous révèle les dessous de cette Campagne Dépression.
La dépression « télé-guidée » qu’on nous propose maintenant dans tous les médias est aussi celle que l’on traque à une époque, la nôtre, où l’état souhaité des individus est une discrète hypomanie béate.
Comme le montrait rĂ©cemment Charlie-Hebdo dans un dessin humoristique prĂ©sentĂ© dans le numĂ©ro oĂą figure une excellente interview de Jacques-Alain Miller sur le thème de la campagne de l’INPES, il sera bientĂ´t suspect d’être simplement joyeux sans doping ni guide…
Le XIXème siècle était subjectif et ennuyé, le XXème existentiel et nauséeux, le XXIème s’annonce, lui, sautillant, dé-subjectivé et dopé aux IRS. La psychanalyse a toujours pris ces tendances sociales lourdes à contre pied : le Witz contre l’ennui postromantique avec Freud, l’inconscient contre l’ego transcendant existentiel avec Lacan, le gai savoir de la psychanalyse contre le dopage des neurones, avec Lacan encore et l’orientation lacanienne. L’ennui et l’existence avant l’essence avaient pourtant l’air moins sinistre que le contrôle social de la bonne humeur !
Derrière ces « guides » il y a un souci déclaré non pas d’éducation du sujet mais de modifications des comportements. Il faut changer les comportements, pas la société ! Et surtout ne pas pousser le sujet à vraiment apprendre quelque chose de sa part d’ombre. Les comportements sont pour nos pseudo-modernes les atomes enfin dé-subjectivés de la molécule sociale. Nous ne sommes pour eux que des comportements. Un article récent montrait comment des braves cafards pouvaient être abusés par des faux congénères robots qui avaient pour effets, une fois mêlés à l’innocente gent cafardeuse, de changer leurs comportements. Cherchons donc qui a pour idéal du moi (et des autres) une version robotisée de l’espèce humaine cafardées.
Cela voudrait-il dire que l’esprit « humain » n’existe plus ? Il est au contraire florissant mais affaire parfois de spécialistes à l’identité douteuse : philosophes de l’esprit ou experts en science cognitive, psychologues de l’apprentissage, nativistes ; on ne sait pas où commence l’un et ou finit l’autre. Ce que l’on sait c’est qu’ils colonisent depuis vingt ans les espaces vides de la culture s’appuyant sur la quête éternelle d’une nouvelle utopie : après la formalisation généralisée, les échecs du positivisme, les rêves de l’intelligence artificielle nous nous heurtons maintenant à la « naturalisation » de l’esprit. Jean-Pierre Changeux, figure de proue il y a quelques temps de cette offensive, résume cela très bien dans l’un de ses ouvrages intitulé L’homme de vérité (sic) : « Après le déchiffrage du génome humain, la recherche scientifique nous permet aujourd’hui d’espérer mieux comprendre le cerveau et ses fonctions, aussi bien au niveau de l’individu qu’à celui de la société. Tout ce qui appartenait traditionnellement au domaine du spirituel, du transcendant et de l’immatériel est en voie d’être matérialisé, naturalisé, et, disons-le, tout simplement humanisé. »
Si l’on veut nous humaniser c’est qu’on nous prend déjà pour des animaux qu’il faut « naturaliser », comme le remarquaient ensemble Jean-Didier Vincent et Jacques-Alain Miller dans leur dialogue qui ouvrait, après l’exposé décapant de Jean-Claude Milner, le Forum extraordinaire du 24 novembre 2007, à Paris.
Ces sujets, pas assez humains, sont priés de plus en plus de devenir des transhumains, transhumant vers toujours plus de quantifications obtuses en renonçant à la part de réel qui les habite. Mais ce serait sans compter sur la capacité du discours analytique à se mettre en travers de l’opération évaluative-cognitiviste pour la contrer.
Au cours de ce Forum extraordinaire et revigorant il était question de l’opposition au « Tout-Quantifié » et aussi de lutter ensemble « contre le Fétichisme du Chiffre : Psy, Recherche, Culture ». Orlan, Brigitte Jacques-Wajcman, Emmanuel Demarcy-Mota et beaucoup d’autres témoignaient avec talent et humour du ravage de la quantification aveugle dans la culture. D’autres interventions de personnes venues d’Europe, de Saint-Petersbourg, de Barcelone, ou de Madrid, mais aussi d’Argentine, du Brésil, marquaient la puissance du refus des hommes contre cet essor de la naturalisation scientiste. Le prochain Forum en février fera obstacle à l’éradication concertée de la psychanalyse dans les universités. Mais comme nous le montre Jacques-Alain Miller il n’y a ici que prélude à un combat plus sérieux contre tous ceux qui s’attaquent à la psychanalyse dans l’Université. Le rendez vous est en février.
PLS
3 questions Ă …
… Jacques-Alain Miller
« Dans ce meeting, on reprendra, en haussant le ton, certains des thèmes du Forum : l’étouffement de la Culture par les bureaucrates de l’évaluation forcenĂ©e, fanatique ; la recherche fondamentale en biologie Ă©tranglĂ©e par la folie NeuroSpin ; d’une façon gĂ©nĂ©rale, les ravages dus au culte imbĂ©cile du chiffre. Mais aussi on informera le public et on le mobilisera contre l’opĂ©ration en cours dans l’Enseignement supĂ©rieur et la Recherche. Cette opĂ©ration, c’est une “nuit des longs couteaux”, ou, disons, pour ĂŞtre plus exact, une “annĂ©e des longs couteaux”. Lors de… » Jacques-Alain Miller
- Lire les 3 questions Ă … Jacques-Alain Miller
Evénement
La langue de l’Autre
En exclusivitĂ©, La LEL vous propose le texte de l’introduction de Jean-Daniel Matet au 3ème rendez-vous de formation du CPCT, Parler la langue de l’Autre, tenu le samedi 24 novembre 2007.
« La demande adressée au CPCT, souvent médiatisée par un service social, fait référence à la fonction du psychanalyste dans sa plus grande acception commune, dans une contiguïté souvent équivoque avec le champ psy dans son ensemble. L’offre de rencontre avec un psychanalyste est recouverte par le fait que cette fonction s’exerce dans une institution créée par des psychanalystes, une institution orientée par la psychanalyse lacanienne. La référence à l’École de la Cause freudienne, à l’origine d’une telle institution, lui donne sa garantie.. »Jean-Daniel Matet
- Voir la page de l’intervention de Jean-Daniel Matet La langue de l’Autre
- Voir également la page des RVF du CPCT 2007
Orientation lacanienne
Des cartels en 2008
« Plus que jamais, dans le mouvement de reconquête qui nous anime désormais dans le champ non seulement psy, mais aussi dans celui du social et de la culture, voire de la science, le cartel est un moyen d’avenir. »Pierre Sidon
Les cartels de recherche
« Si la psychose extraordinaire nous permet de construire un cas Ă partir de la notion lacanienne de “forclusion du Nom-du-Père”, il ne va pas de mĂŞme pour les psychoses ordinaires oĂą les manifestations “signifiantes” sont moins Ă©videntes. A partir de cette ligne de partage, qu’est-ce… » F. Fajnwaks et J.P. Lucchelli
« Ne pas parler dans sa première langue, dite langue maternelle, constitue une perte. Lalangue, telle que Lacan l’a conceptualisĂ©e, se situe hors la langue maternelle. Je cite un passage du sĂ©minaire “Le sinthome”, leçon du 9 mars 1976. “L’homme est porteur de l’idĂ©e de signifiant. Cette idĂ©e, dans lalangue, se supporte essentiellement de la syntaxe. Il n’en… »Suzanne Hommel
- Pyschose ordinaire ou inclassables de la clinique?, F. Fajnwaks et J.P. Lucchelli
- Le sujet entre les langues, Susanne Hommel
Enseignements
Orientation lacanienne
En décembre, le cours de Jacques-Alain Miller aura lieu les :
5 (Amphi T) et 12.
Le cours se tient au CNAM, 292, rue Saint Martin, 75003 Paris, de 13h30 Ă 15h30.
- Page de l’Orientation lacanienne
Conférences cliniques
« La névrose hystérique, hier et aujourd’hui »
- Conférence animée par Marie-Hélène Brousse
« Avant de passer Ă la modernitĂ© de l’hystĂ©rie, faisons le point… »Marie-HĂ©lène Brousse
- Page de la Conférence clinique du 11 décembre 2007
Séminaire d’étude 1
« L’homme Léonard, un souvenir, une vie »
- Étude animĂ©e par Nathalie Georges-Lambrichs
« Oiseau du destin, vol du dĂ©sir… De quelle annonciation est donc cet ange ou cet oiseau, et quel oiseau ? Au lieu oĂą s’éveille la parole, le voilĂ qui introduit sa queue et fourrage entre les lèvres du bĂ©bé… La machinerie … »Nathalie Georges-Lambrichs
- Page de l’Étude du lundi 17 dĂ©cembre 2007
Séminaire d’étude 2
« Etude du texte de Jacques Lacan : Variantes de la cure-type »
- Étude animĂ©e par Yves-Claude Stavy
« Une question chauve-souris : l’examiner au jour »
« Ces rĂ©sonances avec l’actualitĂ© ne nous ferons pas oublier le moment d’enseignement (1953) dans lequel s’inscrit ce texte majeur de Lacan. Elles ne nous ferons pas oublier non plus, “la mĂ©thode de dĂ©monstration” si singulière Ă Jacques Lacan : une … »Yves-Claude Stavy
Soirée de psychanalyse appliquée
Le CPCT-Chabrol invite les CPCT : Particularités du transfert et de l’interprétation dans la pratique du CPCT
- Soirée animée par Fabien Grasser et Victoria Horne-Reinoso
- Invités : Pierre Naveau et Marina Lusa
« Jeudi 13 dĂ©cembre nous poursuivrons cette rĂ©flexion concernant les particularitĂ©s du transfert et de l’interprĂ©tation dans la clinique du CPCT autour de deux interventions qui traiteront de la clinique de la prĂ©caritĂ© … » Fabien Grasser
- Page de la Soirée du jeudi 13 décembre
Publications
CD-Roms des collections La Cause freudienne et Quarto
« D’utilisation simple, il contient les textes autorisĂ©s par ceux qui les ont Ă©crits, notamment de nombreux extraits du cours de Jacques-Alain Miller, des interventions… »
Quarto 91 :: Les organes du corps dans la perspective psychanalytique
« La naĂŻvetĂ© des formulations scientistes nous ramène loin en arrière, vers le moment comtien, celui d’Auguste Comte. Pas le moindre Ă©cho dans ces pages frĂ©missantes du fait qu’aux USA, certains psychiatres se dĂ©tournent, déçus, de l’utilisation massive de l’IRM… »Eric Laurent
« La psychiatrie dĂ©limitait la zone d’intersection entre mĂ©decine et psychanalyse. Sa disparition, voulue, planifiĂ©e, au profit de la clinique quantitative, correspond Ă une rupture de fait entre mĂ©decine et psychanalyse. L’Histoire ne… »François Leguil
- Sommaire
- Les organes du corps dans la perspective psychanalytique, Eric Laurent
- Psychanalyse et gens de médecine, François Leguil
- Quarto est disponible sur ECF-Echoppe
Lettre Mensuelle 263
« La conceptualisation du “handicap” permet de vider ce qui, du point de vue du sujet, est handicapant, de faire exister un handicapĂ© sans sujet, dĂ©fini comme “celui Ă qui il reste des capacitĂ©s Ă mobiliser”. Ce qui est vĂ©ritablement exclu, c’est… »Serge Dziomba
« Jusqu’aux annĂ©es 70, la psychose Ă©tait considĂ©rĂ©e Ă partir de la nĂ©vrose, ç’est Ă dire rĂ©fĂ©rĂ©e Ă la forclusion du nom du père de l’Oedipe. C’était par dĂ©faut de constitution nĂ©vrotique que la psychose Ă©tait considĂ©rĂ©e. Ă€ la fin de l’enseignement de Lacan, ce n’est plus le cas et cela correspond beaucoup mieux Ă la rĂ©alitĂ© de nos sociĂ©tĂ©s. Car Lacan inverse les choses et considère que la forclusion n’est pas rĂ©servĂ©e Ă la psychose, mais… »Jean-Pierre Deffieux











