L’acte psychanalytique et ses paradoxes

Marie-Hélène Roch

La Lettre en ligne n° 31

L’acte psychanalytique a pour conséquence ce paradoxe : la croyance en l’inconscient trouve sa limite quand le semblant vacille, mais c’est quand le semblant vacille que l’acte force à y croire qu’il y a bel et bien du réel, et donc que l’inconscient n’est pas que semblant et qu’il a des ressources vivantes, capables de modifier le sujet et de transformer le savoir.

En 1967, Lacan entame son enseignement sur l’acte psychanalytique qu’il interrompt pendant les événements de mai 68. Il en rédige ensuite le compte-rendu alors qu’il poursuit son séminaire sous le thème « D’un Autre à l’autre ». Dans le livre XVI1 que  J.-A. Miller a édité et commenté dans son cours de cette année, nous trouvons page 341 un nouveau chapitre sur l’acte sous l’angle de ses paradoxes. Lacan apporte ces précisions : « C’est seulement aujourd’hui que j’ai poussé jusqu’à ce point mon discours sur l’acte psychanalytique » et il ajoute ceci : « Rien n’est clos de ce que j’ouvre comme interrogation concernant ce qu’il en est de cet acte ». Le thème de l’acte engagé dans une époque de trouble de l’autorité, de remise en cause du discours universitaire, et repris dans le livre XVI, démontre que la subversion est celle du sujet et que toute production nouvelle de savoir résulte de l’objet a. On peut aussi penser que c’est une réponse aux étudiants de mai.

L’oubli de l’acte

Quand Lacan ouvre son séminaire sur l’acte psychanalytique, c’est d’abord pour répondre à l’oubli des psychanalystes. L’acte était inédit avant d’être nommé par Lacan, en 1967. Il était, commence-t-il par dire « ni vu ni connu hors de nous, c’est-à-dire jamais repéré, mis en question bien moins encore »2. Ce qui est frappant, c’est que Lacan parlait devant une salle de spécialistes, il s’adressait à des psychanalystes. Cette mise en question de l’acte rendait présent l’oubli de l’acte de ceux qui pourtant le pratiquaient ; cet oubli n’étant pas sans conséquences quant à la position de l’analyste. Méconnaître l’acte, c’est ne rien savoir des moyens que l’analyste se donne pour opérer et savoir ce qui opère. Déjà dans ses Écrits, il interrogeait cette méconnaissance (voir « La Science et la vérité ») et les conséquences de cette ignorance sur le rapport du sujet à la vérité comme cause. Il en avançait les modalités, montrant ce qu’il ne fallait pas faire : dissimuler la vérité ainsi que pratique la magie ou la remettre dans les mains de Dieu, comme c’est le cas de la religion ; ou encore, s’en débarrasser à la manière de la science. Le psychanalyste n’ignore pas dans son acte que la vérité fait obstacle au réel, mais il propose d’en user comme mi-dire de la vérité. Il accentue la forme d’incidence du signifiant en avançant dans ce savoir qu’il n’y a pas de rapport sexuel. C’est dans cette zone où la jouissance est disjointe du savoir que la psychanalyse se risque à être scientifique. Lacan posait aux psychanalystes un problème éthique politique et de transmission de la psychanalyse. À ignorer l’acte, que pouvait-il en résulter sur son discours ?
Le livre XVI montre que Lacan pousse son enseignement sur l’acte jusqu’à son point nodal, je le cite : « Qu’en est-il du point où je l’énonce ? Parlant de l’acte psychanalytique ce ne peut être du point où se tient le sujet supposé savoir. Parlant de l’acte psychanalytique, puis-je en être le savant ? » et de conclure : « Certainement pas »3. Le point nodal de l’acte psychanalytique est un point d’inconsistance. La solution que trouve Lacan en ce qui concerne la transmission du discours analytique sera de se dire logicien et de coordonner l’enseignement sur l’acte analytique aux coordonnées de la pratique, celle de l’analyse.

La passe politique

Son séminaire sur l’acte psychanalytique conduira Lacan à proposer une nouvelle définition du psychanalyste avec la procédure de la Passe pour la réalisation de ce désir inédit.
En octobre 67, Lacan délivre son écrit « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l’École » complété du « Discours à l’École freudienne de Paris ». « Est-elle acte ? interroge Lacan et il répond : c’est ce qui dépend de ses suites »4. La proposition fut très mal accueillie, soulevant un scandale. La dimension de ratage de l’acte fait le pivot de son Discours à l’EFP que  J.-A. Miller nous a commenté dans son cours de Politique lacanienne (1997/98). Il montrait que le scandale ne portait pas sur l’existence de la passe clinique et qu’il avait surtout été un scandale institutionnel. Lacan proposait une nouvelle définition du psychanalyste qui s’instaure de son analyse et non de sa pratique. Cette nouvelle définition, je cite l’auteur : « … entamait l’AME, il déplaçait le titre de titulaire de l’AE, qui était en cours à l’époque, pour l’installer à la fin de l’analyse. L’AE, au lieu d’être le sommet ou le point terminal d’une carrière, s’est trouvé déporté, déplacé à la fin de l’analyse » 5. L’acte était à lui seul révolution, il opérait une subversion de la hiérarchie et un déplacement de l’autorité dans l’École, car « Lacan allait jusqu’à remettre le pouvoir de l’École dans les mains des AE ». Une audace sans équivalent.
 
J.-A. Miller a prélevé de l’acte de Lacan les propriétés décisives pour l’éthique de la psychanalyse. L’acte inclut l’Autre et se démontre par ses suites. L’échec immédiat et le fait que Lacan ait dû ensuite composer, user de stratagèmes pour faire passer quand même sa proposition et ainsi ne pas céder sur son désir est une leçon capitale en ce qui concerne l’acte psychanalytique. L’acte désubjectivé par excellence n’est pas proposé sans que l’Autre soit inclus dans l’éthique des conséquences et cela implique par conséquent que le psychanalyste y aille de son désêtre et de sa feinte. C’est un paradoxe que le psychanalyste prenne en soi le désêtre, quand c’est l’être qui le réalise dans le moment électif où le psychanalysant passe au psychanalyste. La définition du psychanalyste formulée par Lacan dans son compte-rendu sur l’acte psychanalytique se précisera en termes de production dans le séminaire XVI, qui définit l’acte comme cet instant décisif où le psychanalysant fait le psychanalyste.

Les déplacements

Si en 1967, la fin de l’analyse se définit comme épreuve de vérité, de traversée du fantasme, l’année suivante l’objet a est libéré de son cadre imaginaire et change de pôle. En détachant l’objet de son cadre, l’acte en libère la positivité, en vue d’une réalisation de l’être. Lacan va plus loin dans le livre XVI. Il ne s’occupe plus du fantasme et s’intéresse à la structure de l’inconsistance de l’Autre de façon logique. Il donne la primauté à la jouissance qui n’aura plus besoin d’être saisie sur un mode transgressif sur l’échelle de la Loi, mais dont les dépassements structuraux se réduiront de façon chiffrable. J.-A. Miller nous a commenté ce séminaire et précisé les déplacements qu’opère Lacan, alors qu’il écrit son compte-rendu. Il lui faut commencer par installer, disait-il, une inexistence, l’inconsistance de l’Autre, puis définir l’Autre comme le corps, pour finir par rendre équivalent la structure à sa consistance d’objet a.
Ainsi le psychanalyste ne pourra plus se définir sans le jouir du corps, sans le vivant, sans un abord de l’informe. Son acte prend le risque de produire un vacillement des semblants, de l’étrangeté et de la pulsion.

La passe clinique

Souvent la question est posée de savoir qui fait l’acte. Est-ce le psychanalyste ? Est-ce le psychanalysant ? C’est le psychanalyste qui fait l’acte, le psychanalysant est à la tâche de l’association libre. Lacan place l’acte à l’entrée. Pour qu’une analyse ait lieu, il faut la dimension de l’Autre. L’analyste est celui qui instaure la structure de l’Autre et la met au pas des conséquences. Il soutient, garantit, assume le transfert, la veine du sujet supposé savoir tout en sachant (jusqu’où le sait-il ?) l’inconsistance de l’Autre, son inexistence. Instaurer l’inexistence de l’Autre est un paradoxe qui tient à la nature même de l’acte du psychanalyste de prendre en charge le rebut de l’expérience, l’inassimilable traitement par le signifiant. Pour bien marquer de quel côté est le risque, Lacan précise dans le livre XVI que le psychanalyste est comme l’acteur, il tient à lui seul la scène ; il est éminemment actif. Quand la pièce se termine, il s’efface et évacue l’objet. Le psychanalyste est ainsi la fiction rejetée.
Cet objet peut être défini comme le point d’origine causal de la fiction, un nœud de jouissance. Dès lors, une question se pose et une éthique se dessine.
La question de ce qu’il en est du désir du psychanalyste. Est-ce un désir masochiste ? se demande Lacan dans le séminaire XVI, une façon d’orienter le désir de l’analyste et l’axe d’une analyse sur sa jouissance. L’interrogation est ouverte sur ce qu’il en est de la jouissance une fois disjointe du savoir et libérée de la souffrance qui s’accordait avec la névrose. Et qu’en est-il de ce nouveau « sujet » ? On peut déjà voir se dessiner ce que Lacan définira plus tard comme le parlêtre, un sujet parlant avec sa particularité d’être, et qui a trouvé son mode de fonctionnement, son sinthome.

Faisons cette parenthèse :
Quand on lui demandait ce que tout cela signifiait, Yves Klein qui devint célèbre en tant que « Yves-le-Monochrome » avait coutume de raconter une vieille histoire persane : « Un jour, un joueur de flûte se mit à ne jouer qu’une seule et unique note s’étirant en longueur. Au bout de vingt ans, lorsque sa femme lui fit remarquer que les autres joueurs de flûte produisaient tous plusieurs notes harmonieuses et des mélodies, et que cela était tout de même plus varié, le joueur de flûte mono-ton répondit que ce n’était pas sa faute s’il avait déjà trouvé la note que tous les autres cherchaient encore. La métaphore du joueur de flûte, Yves Klein l’avait réalisée dans son travail de peintre. Il pouvait ainsi affirmer : « On ne devient pas peintre, on découvre tout à coup qu’on l’est »6.

L’acte du psychanalyste qui produit lui aussi de l’objet monochrome (il est arrivé à Lacan de parler de la jouissance comme de la libido ayant couleur de vide) n’est pourtant pas une sublimation. J.-A. Miller, au congrès de l’AMP, nous faisait signe là-dessus, disant que les objet a ne sont pas les œuvres du psychanalyste. Si l’acte produit de l’objet c’est pour que cède cette mince satisfaction, et qu’à son tour aux commandes de l’analyse elle puisse être mise en jeu ; et qu’elle œuvre enfin de façon utile ; qu’il y ait des résultats.

Comme la mer sans cesse recommencée, l’acte du psychanalyste se fait, se refait, c’est une façon de ne pas oublier le point de passage. L’acte se pratique et quand il a lieu, c’est toujours de façon inattendue dans les moments électifs de franchissement, les moments décisifs. Là où il est appelé et chaque fois que le psychanalyste en répond, se rejoue le paradoxe de l’acte psychanalytique en son point d’origine, celui d’un savoir défaillant qui porte à conséquences et dont les conséquences mises en jeu ne sont pas sans risque. Ce risque me semble clair. Le psychanalyste s’expose dans son acte, il agit sur ce mode dans l’analyse. Mais encore, en parlant, car la parole est acte, il entame une action, il ajoute de l’inédit, il ne sait pas ce qui en résultera. Cela vaut pour tout acte. Parce qu’on ne peut pas savoir. C’est un risque à courir. Ce risque n’est possible que si l’analyste parie sur un sujet, sur ce qu’il a de ressources vivantes car elles seules sont capables de trouver leurs solutions, voire de produire de nouvelles réponses du réel. C’est difficile à cerner, mais c’est tout à fait fondamental. Autrement, ce ne serait pas possible.

Un exemple

Le même déjà cité, car il en suffit d’un qui soit décisif.
Au cours d’une séance, l’analyste se lève dans un mouvement d’humeur en lançant cette phrase cinglante : « L’analyse ce n’est pas du bricolage » et fait sortir l’analysante. L’acte se traduit en terme de colère et de rejet. (Je te hurle dessus sans raison suffisante et te jette, c’est un peu le vécu de la situation). Le temps s’est alors détraqué. L’analysante, sens dessus-dessous, sort et tel un boomerang revient illico ; et sans savoir ce qu’il y a à dire ou à faire, refait le trajet, force l’entrée et l’analyste à la recevoir de nouveau, ce que celui-ci accepte avec bienveillance. Voilà le tracé de la pulsion, l’enjeu qui a conclu une période de l’analyse et ouvert l’entrée dans le temps logique de la passe.

L’acte de l’analyste est un virage qui a l’effet d’une coupure d’avec l’analyse et une cession de jouissance saisie dans le fantasme. L’analyse s’écarte de la méprise et engage le sujet du côté de la cause. L’entrée dans le temps logique de la passe inaugurale de la barre sur l’Autre introduit la pulsion dans l’analyse. Elle pousse à ce temps de récupération d’une jouissance chiffrable jusqu’à sa cession. J’en prends pour témoin le virage obtenu, à l’aune de la destitution de la supposition de savoir, une mutation de la défense en terme économique et, par conséquent, une saisie de l’objet a en termes de récupération. La décision se prend six ans plus tard quand le vide d’une consistance a été suffisamment enserré sous la prise des options.

Par contraste avec l’acte qui est fulgurant et inattendu, la décision de passe aura besoin d’un temps de savoir, indiquant que le passage de l’analysant à l’analyste n’est pas un passage à l’acte mais qu’il a besoin d’un temps pour chiffrer la réduction du savoir supposé en termes de plus-de-jouir. C’est dans ce temps que la formule de Lacan il y a de l’analyste trouve le mieux sa place, qu’elle sonne juste. Cela participe d’une nouvelle position de sujet qui engage sa particularité de jouissance, qui y consent.

L’acte touche à la défense. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que l’acte analytique n’est pas une levée du refoulement, ce n’est pas une interprétation, il intervient dans une zone où le savoir n’a pas accès. Il est mouvement, il est acte de marcher, (je cite Lacan) qu’à ce que ça ne dise pas seulement « ça marche », mais que ça fasse que « j’y arrive » se vérifie en lui, en ça il est conséquent.
L’acte renvoie de l’étrangeté et donne à l’angoisse son action. Elle n’empêche pas, elle fait avancer et signale l’économie de l’analyse. (Il s’agit de consentir à ce que l’analyste soit partenaire de la pulsion. L’objet n’est plus voilé, il est agent.)

La réponse est inédite, elle rebrousse la réponse du réel traumatique en création et dérange la croyance en la jouissance de l’Autre dans le transfert. L’acte produit un nouvel événement de corps, la reprise du symptôme au joint exact du vivant quand il se sépare du sens, de l’image, au risque pour le sujet que se rejoue l’horreur de l’informe. Dans cette zone où la vie fait problème, la réponse s’inverse en un mouvement inexplicable et inconnu qui extrait de sa paralysie ce dont chaque sujet après tout se défend comme d’un évènement primitif et traumatique. Car la vie fait problème à chacun. La clinique le montre, l’expérience analytique le démontre à chaque séance quand le sujet préfère le sens à l’acte, quand l’effet de sens de la parole le montre dévitalisé. Aussi l’acte est-il attendu pour que celui-ci récupère du vivant. C’est ainsi que l’acte dans l’expérience analytique offre une trace inédite. Elle est alors inaugurale et causale du mouvement de l’expérience de sa temporalité. À la différence du réel traumatique rencontré et qui pousse un sujet à un mode transgressif de savoir dans le fantasme, l’acte en interrompt le mode forcé et revitalise le savoir ; par exemple, en un courageux regard.

Quelle est la structure de l’inconsistance ? Celle du trou, du bord. En dérangeant la défense, l’acte analytique fait trembler le semblant. Il destitue la méprise du savoir. Sous cet effet, la zone pourra se savoir érogène. S’il y a à savoir, le savoir sera désormais au bord. L’inconscient, s’il y a lieu, est homogène à la pulsion. Ce qui s’expose s’assure de cette limite d’où le semblant vacille.

L’acte ne supporte pas le semblant, disait Lacan, lors de son discours à l’EFP. Mais n’était-ce pas une façon de dire que l’acte a la structure du réel sans loi ?
Quel est le réel du sujet névrosé ? C’est un réel le plus souvent paralysant ou écrasant. Il a valeur clinique de traumatisme ; il survient quand on ne s’y attend pas, il force l’intime. Il soulève ce qui est ignoré du sujet et le sujet névrosé s’en défend avec du symbolique. Il en souffre, il veut s’expliquer, récupérer ce que le corps a eu du mal à assimiler.
Grâce à l’analyse, il fait ce premier pas : il entrevoit à chaque séance que le réel oppose un démenti au symbolique, il dément que la vérité soit vraie ; elle n’est que semblant. Il en résulte au bout du compte ce que Lacan a appelé un solde cynique qui laisse fermé l’accès à la zone du vivant.

C’est pourquoi, il faut un acte décisif pour que le sujet rompe avec cette méprise qu’il n’y a que semblant et se déprenne de sa première hypothèse sur le réel (écrasante ou paralysante), à savoir que le réel traumatique fera toujours plus le poids. De le croire mortifie le sujet névrosé, toujours prompt à en souffrir.

Selon la structure du réel, l’acte par son mode imprévisible transforme la réponse du réel (une traduction d’impuissance) en des ressources inconnues. Il oppose ainsi un démenti au mensonge du symbolique, il dément qu’il n’y a que du semblant.
Seul l’acte ouvre à l’intolérable, c’est-à-dire à la jouissance, prononce Lacan dans son discours. La réponse nouvelle qu’introduit l’acte pousse à savoir, cette fois-ci, en termes d’impossibilité. Elle ouvre à une définition du réel beaucoup moins écrasante. La mutation qu’opère l’acte se situe sur ce point.
Le vif de la psychanalyse est convoqué dans l’acte du psychanalyste car celui-ci participe à cette définition du réel comme impossible ; sa mise en jeu aurait comme résultat un savoir troué, un savoir qui tient compte du réel aperçu sur la castration.

S’il arrive que ce qui est entrevu dans une contingence d’acte est suffisamment décisif, le recours à la passe sera nécessaire pour reconstituer ce que l’acte a fait surgir de trace inédite. Le récit produit l’historisation de la zone en termes de structure de l’objet a.

Marie-Hélène Roch

 

1 Lacan J, Le séminaire, livre XVI, D’un Autre à l’autre, Paris, seuil, mars 2006, p351

2 Lacan J, « L’acte psychanalytique » Autres écrits, Paris, seuil, avril 2001, p 375 ; cf le séminaire XV « L’acte psychanalytique » 1967/68 inédit.

3 Lacan J, opus cité, p 353

4 Lacan J, « Discours à l’Ecole freudienne de Paris », opus cit, p 261

5 Miller J-A, Politique lacanienne, 1997-1998, collection Rue Huysmans, édité par l’ECF, mars 2001

6 Klein Y, Le dépassement de la problématique de l’art et autres écrits, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, 2003