L’expérience analytique permet à un sujet qui souffre, un par un, d’interroger ce que lui veut son inconscient. Il s’agit d’élaborer un savoir sur ce qui détermine cette souffrance. La guérison vient de surcroît, ainsi que le notait d’emblée Freud.
Cela, c’est la psychanalyse pure, l’analysant, l’analyste, dans le secret, dans le privé du cabinet de l’analyste. Il y a aussi la psychanalyse appliquée. Elle implique qu’il y ait un psychanalyste et un sujet, le patient.
Mais dans ce cas, il peut y avoir un tiers dans le dispositif, en général sous les espèces d’une institution médicale ou médico-psychologique : Hôpital, dispensaire, centre de soins, de consultations . Il peut y avoir aussi, lorsque c’est nécessaire, des médicaments.
Car la demande est thérapeutique. La psychanalyse appliquée peut se pratiquer dans certains cas dans le cabinet de l’analyste, s’il en fait le choix, lorsque la demande n’est pas, ou pas encore, une demande d’analyse, mais qu’elle concerne une souffrance subjective authentique.
Le psychanalyste, lorsqu’il s’agit de psychanalyse appliquée, se fonde sur les concepts et les principes de la psychanalyse pour éclairer la structure de chaque cas, pour orienter une pratique de parole avec chaque patient.
Le sujet est accueilli comme sujet de l’inconscient, sujet désirant - et non pas objet du discours médical ou de quelque démarche éducative ou “normative”. Psychanalyse pure, psychanalyse appliquée : l’une comme l’autre se situent dans le champ de la psychanalyse.
Tout le reste, c’est à dire toutes les psychothérapies, n’a rien à voir avec la psychanalyse. Sauf en ceci, que sans la psychanalyse, la notion même de psychothérapie n’aurait jamais existé.
Visant à obtenir un moi rectifié, remis aux normes de la société, par des techniques de suggestion, d’éducation, de persuasion, de manipulation affective, par des exercices corporels destinés à maîtriser ou à canaliser la jouissance, les psychothérapies ne participent pas du discours psychanalytique, mais du discours du maître.








