« La psychanalyse au miroir de Balzac », c’est la table ronde qui a eu lieu à Saché, en 1999 alors que Françoise et Charles Schreiber tenaient leur Séminaire clinique de Touraine sur «La question du père en psychanalyse».
Présidée par Jacques-Alain Miller, cinq psychanalystes vont y décliner cinq personnages de La Comédie humaine :
« Des femmes »,
Catherine Lazarus-Matet : Balzac, Dieu et la duchesse de Langeais,
Marie-Hélène Briole : Deux femmes, une passion.
Et puis « Des pères »,
Pierre Naveau : Les deux pères,
Patrick Le Meur : Vautrin, le maître et ses élèves,
François Leguil : Avec le Médecin de campagne.
Auparavant, dans son prĂ©ambule, Jacques-Alain Miller nous aura rappelĂ© ces mots de Balzac : « Nous nous apercevrons peut-ĂŞtre trop tard des effets produits par la diminution de la puissance paternelle». Et verra-t-il dans La ComĂ©die humaine «un effort passionnĂ© pour restaurer le Nom-du-Père, pour en dĂ©montrer la nĂ©cessitĂ© par rapport au pouvoir de l’argent. Nom-du-Père contre plus-value. Le règne de l’objet a commence, il emporte la digue du Nom-du-Père. Balzac rĂŞve de la relever».
En cette veille de congrès de l’AMP sur le Nom-du-Père, nous ne pouvons que souligner la pertinence de cette réédition dans la collection Huysmans (chez Navarin) et l’urgence de sa lecture.
[Avril 06, LEL 26]








