1, rue Huysmans - 75006 Paris, France | T:+33 01 45 49 02 68 | F:+33 01 42 84 29 76 Contactez-nous
Chargement Évènements

« All Events

  • Cet évènement est passé

Samedi 08 février 2020, à 14H, Musée des Beaux-Arts, place Saint-Éloi, Angers; participation aux frais :10€/5€ – contact : marie-claude.chauvire@wanadoo.fr

Détails

Date :
8 février
Heure :
14 h 00 min - 17 h 00 min
Catégories d’Évènement:
, ,

Lacan, le symptôme réinventé – dans l’analyse et dans son dénouement

Deuxième après-midi des Trois samedis Lacan à Angers : Conférence de Clotilde Leguil, samedi 08 février 2020 Argument : ” L’expérience d’une analyse prend son départ d’un sentiment de désorientation dans l’existence. L’analyse permet alors d’aborder le symptôme comme une question sur l’être. La première réinvention du symptôme dans l’analyse est donc celle-ci : le symptôme n’est pas dysfonctionnement mais question pour le sujet. Le symptôme au sens lacanien, c’est d’abord la projection dans l’énigme de notre être sexué. Qui suis-je en tant qu’être sexué ? Le premier dénouement se situe au niveau de la réponse que le sujet peut trouver quant à son désir. Je rejoins mon désir en même temps que je me désidentifie de ce qui venait lui faire obstacle. Je retrouve ainsi une orientation dans ma vie. La difficulté est que quelque chose du symptôme persiste après le déchiffrage de l’inconscient et que la logique du désir n’a plus de prise sur la souffrance qui reste active, après élucidation au niveau du sens. Il existe donc une autre réinvention du symptôme, qui nous amène à découvrir que le symptôme n’est pas seulement « une formation de parole, mais est corrélatif d’une inscription ». Ainsi comme le dit Jacques-Alain Miller, « c’est le symptôme qui oblige à introduire dans le champ du langage l’instance de l’écriture en raison de sa permanence. » 1 Prendre l’inconscient au niveau du symptôme, c’est prendre l’inconscient au niveau du corps et de ce qui l’a marqué. Cela peut engendrer un nouveau sentiment de désorientation, car lire son symptôme, c’est délaisser le registre du sens et de l’être pour se confronter au hors-sens et à la lettre. On peut alors distinguer un autre dénouement, qui ne se situe plus au niveau de l’être mais au niveau du corps et du sentiment de la vie. ” Clotilde Leguil 1.Miller J.-A., L’Orientation lacanienne, « L’Un tout seul », Cours du 04/05/2011.